La Commission de la CEEAC et le Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale entendent renforcer leur coopération. À l’issue d’une rencontre tenue en juin dernier à Libreville, les deux institutions ont annoncé l’organisation, avant la fin de 2026, d’une retraite stratégique destinée à établir une feuille de route commune pour renforcer la sécurité alimentaire, moderniser les systèmes agroalimentaires et mieux coordonner leurs interventions dans la sous-région.

Les deux responsables, lors de la rencontre, le 25 juin 2026, à Libreville. © FAO/SFC

 

La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) veulent donner un nouvel élan à leur partenariat. Reçu à Libreville par le coordonnateur du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale et représentant de l’organisation au Gabon et à Sao Tomé-et-Principe, Athman Mravili, le président de la Commission de la CEEAC, l’ambassadeur Dr Ezéchiel Nibigira, a convenu avec son interlocuteur de l’organisation, avant la fin de l’année 2026, d’une retraite stratégique réunissant les experts des deux institutions.

Cette rencontre devra permettre de réaliser une revue approfondie des domaines de coopération, d’identifier les priorités régionales appelées à orienter les actions conjointes et d’élaborer une feuille de route assortie d’un plan d’action opérationnel. Les deux parties souhaitent également mieux articuler le Plan stratégique indicatif à moyen terme 2026-2030 de la CEEAC avec les priorités programmatiques de la FAO pour l’Afrique centrale.

Vers une coopération institutionnelle renforcée

Au-delà de cette échéance, les discussions ont porté sur la nécessité d’instaurer un cadre de coopération plus structuré et permanent entre les deux organisations. L’objectif est d’institutionnaliser des consultations régulières de haut niveau et de mettre en œuvre un programme d’action conjoint autour des grands enjeux agricoles et alimentaires de la région.

Les responsables ont insisté sur le développement de systèmes agroalimentaires plus productifs, inclusifs, résilients et durables, tout en renforçant les interventions communes dans les secteurs agrosylvopastoral et halieutique, la gestion durable des ressources naturelles, la protection de l’environnement, l’entrepreneuriat des jeunes ainsi que la lutte contre les effets du changement climatique.

Des acquis salués, des partenaires à mobiliser autour des priorités régionales

Les deux institutions ont également dressé un bilan positif de leur coopération. Elles ont mis en avant les progrès enregistrés dans la révision de la Politique agricole commune de la CEEAC et de son Plan régional d’investissement agricole, l’élaboration de la Stratégie régionale de sécurité alimentaire et nutritionnelle de l’Afrique centrale, ainsi que celle consacrée au développement de la riziculture.

La FAO accompagne également les États membres dans l’alignement de leurs politiques agricoles nationales sur les engagements issus de la Déclaration de Kampala, une démarche destinée à renforcer les investissements dans le secteur agricole à l’échelle régionale.

En réaffirmant leur volonté de conjuguer davantage leurs efforts, la CEEAC et la FAO entendent mobiliser les partenaires techniques et financiers autour des priorités de l’Afrique centrale. Les deux organisations ambitionnent ainsi d’accélérer la transformation durable des systèmes agroalimentaires, d’améliorer les conditions de vie des populations rurales et de renforcer la résilience des États membres face aux crises alimentaires, climatiques et économiques.

Pour les deux institutions, la retraite stratégique annoncée constitue désormais la prochaine étape d’un partenariat appelé à jouer un rôle accru dans l’intégration régionale et le développement durable de l’Afrique centrale.

 
GR
 

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