CEEAC : Obiang Nguema Mbasogo presse les États de financer l’intégration régionale
À l’occasion du 43e anniversaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), son président en exercice, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, appelle les États membres à honorer leurs engagements financiers. Entre impératif de paix, libre circulation et développement des infrastructures, il plaide pour une intégration régionale davantage orientée vers des résultats concrets.

Pour les 43 ans de la CEEAC, son président en exercice, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a prononcé un discours (Capture d’écran). © Télé Tchad
L’intégration de l’Afrique centrale ne saurait rester un projet institutionnel sans moyens. Dans son message du 18 octobre 2026, à l’occasion du 43e anniversaire de la CEEAC et de la Journée de l’intégration régionale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a lancé un appel à la responsabilité des États membres. Pour le président en exercice de la Communauté, la pérennité de l’organisation dépend aussi de la capacité de ses membres à assurer son financement.
«L’intégration régionale a un coût», a-t-il rappelé, estimant que les engagements financiers des États sont indispensables à l’accomplissement des missions communautaires. Une mise en garde qui souligne l’écart entre les ambitions affichées et les moyens nécessaires à leur concrétisation.
La Vision 2050 comme feuille de route
Quarante-trois ans après la création de l’organisation, le dirigeant équato-guinéen reconnaît que l’Afrique centrale demeure confrontée à des conflits, à des difficultés politiques, économiques et sécuritaires. Malgré ces obstacles et une période d’inactivité institutionnelle, il met en avant la réforme engagée à la suite du traité révisé de 2019, entrée en vigueur en 2020.
La Vision 2050 doit désormais servir de boussole à la construction d’un espace régional pacifique, prospère et solidaire. Son premier cycle opérationnel, le Plan stratégique indicatif à moyen terme 2026-2030, entend traduire cette ambition en priorités concrètes.
Paix et stabilité politique, intégration économique et commerciale, préservation du bassin du Congo, interconnexion des infrastructures de transport et des réseaux énergétiques, développement du capital humain : tels sont les principaux chantiers mis en avant par le président en exercice.
Des frontières à transformer en passerelles
A travers son appel, Obiang Nguema Mbasogo défend une communauté dans laquelle les marchandises, les idées et les compétences circulent plus librement. Il appelle notamment à dynamiser la zone de libre-échange et à renforcer les échanges intracommunautaires, tout en plaçant les jeunes et les femmes au cœur des politiques de développement.
«L’intégration n’est pas une option, mais une nécessité vitale», insiste-t-il. Le défi consiste désormais à dépasser les divergences entre États et à transformer les engagements politiques en avancées mesurables pour les populations. Pour la CEEAC, l’anniversaire doit ainsi marquer moins une célébration du passé qu’un appel à l’action.
















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