À Washington D.C., le 8 septembre dernier, la rencontre entre Zeine Zeidane, directeur du Département Afrique du Fonds monétaire international (FMI), et une délégation de la Cemac, conduite par le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, a relancé l’espoir d’une reprise des discussions sur les assurances régionales. Suspendue depuis décembre 2025, la revue doit permettre d’évaluer les conditions de poursuite des programmes économiques et financiers soutenus par le FMI dans la sous-région. À cette occasion, le gouverneur de la BEAC a mis en avant la résilience de la Cemac, qui affiche une croissance de 3%, un déficit budgétaire contenu à 2,7% du PIB et une inflation maîtrisée à 2,2%, sous le seuil communautaire de 3%.

Zeine Zeidane, directeur du Département Afrique du FMI et le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, le 8 septembre, à Washington D.C. © D.R.

 

Une rencontre de haut niveau s’est tenue le 8 septembre, à Washington D.C. entre Zeine Zeidane, directeur du Département Afrique du Fonds monétaire international (FMI), et une délégation de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), conduite par le Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui. Au cœur des échanges : les conditions de validation de la revue des assurances régionales, suspendue depuis décembre 2025, ainsi que la poursuite des programmes économiques et financiers soutenus par le FMI dans la sous-région.

Résilience de la Cemac, avec une croissance de 3 %, un déficit budgétaire contenu à 2,7 % du PIB

Face aux incertitudes persistantes, le Gouverneur a évoqué la résilience de la Cemac, avec une croissance de 3 %, un déficit budgétaire contenu à 2,7 % du Produit intérieur brut (PIB), une inflation de 2,2 %, inférieure au seuil communautaire de 3 %, et des réserves de change couvrant plus de quatre mois d’importations. Les avoirs extérieurs nets de la BEAC ont, eux, progressé de 50,8 %, pour atteindre 4 523,1 milliards, tandis que le secteur bancaire demeure solide.

Yvon Sana Bangui a également détaillé les avancées réalisées par les États membres et les institutions communautaires pour créer les conditions d’une reprise des discussions. Elles portent notamment sur le rétablissement de trajectoires budgétaires «crédibles et soutenables», le renforcement des effectifs de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), l’élaboration d’une nouvelle loi bancaire et la révision du dispositif de surveillance multilatérale.

Mieux articuler les engagements régionaux avec les programmes conclus entre les États membres et le FMI

Instantanés de la rencontre. © D.R.

Le Gouverneur de la banque centrale a rappelé la dynamique engagée sous l’impulsion des Chefs d’État de la Cemac pour assurer «un redressement durable du cadre macroéconomique sous-régional», tout en réaffirmant la détermination des États et des institutions communautaires à finaliser les actions restantes. Il a par ailleurs plaidé pour une approche «pragmatique des assurances régionales», davantage adaptée aux réalités et spécificités de la Cemac. Une orientation qui, selon lui, ne remettrait «ni en cause les principes de bonne gouvernance, ni la discipline macroéconomique», mais permettrait de mieux articuler les engagements régionaux avec les programmes conclus entre les États membres et le FMI.

De son côté, Zeine Zeidane a réaffirmé le soutien du FMI aux économies de la Cemac et aux réformes destinées à contenir les vulnérabilités du secteur bancaire, préserver la stabilité monétaire et financière et consolider la position extérieure de la sous-région. La prochaine étape se jouera en octobre 2026, avec les missions des services du FMI attendues dans les pays de la Cemac pour évaluer les progrès accomplis dans la finalisation des réformes convenues.

Ces travaux doivent préparer la perspective d’une validation de la revue des assurances régionales en décembre 2026. Au terme de la rencontre, Yvon Sana Bangui a salué «l’excellente collaboration» entre le Département Afrique du FMI, les États membres et les institutions communautaires, tout en remerciant les responsables et services du Fonds pour leur disponibilité et l’attention accordée aux enjeux de stabilité macroéconomique de la Cemac.

 
GR
 

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