Après près de deux semaines d’activités organisées à Libreville puis à Lambaréné, la deuxième édition de la Dizaine gabonaise des Arts et de la Culture s’est achevée sur un bilan jugé positif par ses organisateurs. Entre formations, réflexions stratégiques, valorisation des talents et promotion des industries culturelles et créatives, l’événement a confirmé son ambition de faire de la culture un véritable levier de développement durable au Gabon.

Photo de famille à l’issue de la Dizaine gabonaise. © D.R.

 

Organisée du 19 au 30 mai 2026 à Libreville, avant de se poursuivre à Lambaréné les 31 mai et 1er juin, à l’initiative de l’ONG Terre d’Espoir, sous la coordination générale et la supervision d’Aminata Touré Mata, la deuxième édition de la Dizaine gabonaise des Arts et de la Culture a rassemblé artistes, institutions, partenaires et jeunes autour de la promotion des industries culturelles et créatives. Entre formations, réflexions stratégiques, expositions et festival de cinéma, cette plateforme citoyenne s’est affirmée comme un espace de valorisation des talents et de professionnalisation du secteur culturel gabonais.

Au terme de cette deuxième édition, plusieurs temps forts sont à retenir. Parmi eux figure la tenue du premier Congrès des arts et de la culture, qui a réuni les représentants du secteur public, du secteur privé, les artistes ainsi que les acteurs de la société civile autour des défis liés à la structuration du secteur culturel gabonais. Ces échanges ont débouché sur plusieurs recommandations, dont le projet de création de la plateforme numérique «Art Score», un outil innovant destiné à évaluer la performance et la compétitivité des artistes locaux selon des standards internationaux, dans une perspective de professionnalisation et de développement des industries culturelles et créatives.

En marge de ce festival, différentes master classes ont été organisées dans plusieurs établissements secondaires et supérieurs, qui ont permis à plus de 200 jeunes de renforcer leurs compétences dans des domaines variés, allant du cinéma au numérique, en passant par la mode, le marketing culturel, l’intelligence artificielle ou encore le journalisme culturel. Le mentorat s’est également imposé comme un outil essentiel pour accompagner les jeunes talents. 

Le Festival «Les Reflets de l’Ogooué» pour mettre les femmes cinéastes à l’honneur

Quelques moments des activités de la 2eme édition de la Dizaine gabonaise. © D.R.

Le Festival de cinéma «Les Reflets de l’Ogooué» s’est imposé comme l’un des moments phares de cette deuxième édition grâce à une programmation placée sous le thème : «Regards de femmes, récits de demain». Plusieurs œuvres de réalisateurs gabonais et de la diaspora, dont certaines diffusées pour la première fois au Gabon et en Afrique, ont été présentées au public. La clôture du festival a été marquée par la projection du film «Le Cavaleur et les Siffleurs» de Nadine Otsobogo, suivie de la remise de neuf distinctions récompensant des femmes cinéastes pour leurs contributions à la promotion du patrimoine, de l’inclusion sociale, de la transmission culturelle, de l’émancipation féminine et de la créativité cinématographique gabonaise.

À côté de ça, ce festival cinématographique a été marqué par la remise de neuf distinctions récompensant des femmes cinéastes pour leurs œuvres et leurs engagements en faveur de l’inclusion sociale, de la transmission culturelle, de la préservation du patrimoine ou encore de la promotion des droits des femmes. L’ONG Terre d’Espoir a également décerné deux prix spéciaux : le Prix du Leadership Résilient à Stive Mapaga Mapaga et le Prix de la Résilience à l’actrice Césaria Ayito, saluant leurs parcours inspirants.

Les arts visuels, la mode et l’artisanat valorisés

Expositions de peinture, foire des Arts bantu, exposition-vente de mode et d’artisanat à l’aéroport international de Libreville et spectacle pluridisciplinaire «Mongo, le monde en Kotha» ont permis de promouvoir le génie créatif gabonais tout en favorisant les rencontres entre artistes, professionnels et grand public.

Pour la première fois, la Dizaine gabonaise des arts et de la culture s’est déployée à Lambaréné, où spectacles, projections de films et formations en entrepreneuriat culturel ont permis de révéler de jeunes talents locaux. L’événement s’est également illustré par une action solidaire avec une visite à l’orphelinat «Les Petits Anges de Dieu», accompagnée d’un don en produits alimentaires.

À l’issue de cette deuxième édition, la Dizaine gabonaise des Arts et de la Culture confirme son ambition de s’imposer comme un rendez-vous incontournable de la scène culturelle nationale. En misant sur la formation, l’innovation, la valorisation des talents et l’inclusion, elle participe à faire de la culture un véritable levier de développement économique, social et identitaire pour le Gabon. Les organisateurs ont également tenu à exprimer leur gratitude au ministère du Rayonnement culturel et des Arts, ainsi qu’à l’ensemble des partenaires institutionnels et privés, pour leur accompagnement et leur contribution à la réussite de cette édition.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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