Clôture de la Semaine de l’environnement : Maurice Ntossui Allogo annonce des sanctions contre les pollueurs
À l’occasion de la clôture de la Semaine de l’environnement, le ministre de l’Environnement, Maurice Ntossui Allogo, a annoncé le déploiement prochain d’une police environnementale chargée de sanctionner les auteurs d’actes de pollution. Amendes dissuasives, fermetures administratives de commerces et contrôle renforcé figurent parmi les mesures envisagées pour lutter contre l’insalubrité dans les villes gabonaises.

Le ministre de l’Environnement, Maurice Ntossui Allogo, sur le terrain, le 6 juin 2026, à Libreville. © Capture d’écran/Gabon 1ère
« Ceux qui ne vont pas suivre cette conscientisation vont simplement être sanctionnés. La police environnementale va intervenir : ils vont payer des amendes, de fortes amendes, sinon leurs boutiques sont fermées. » Par cette mise en garde ferme, le ministre de l’Environnement, Maurice Ntossui Allogo, a marqué la clôture de la Semaine de l’environnement au Gabon.
À Libreville, les activités de clôture ont été ponctuées par des campagnes de sensibilisation et des opérations de nettoyage de plusieurs bassins versants. Présent sur le terrain, le membre du gouvernement a profité de l’occasion pour annoncer un durcissement de la lutte contre les atteintes à l’environnement, avec l’entrée en action prochaine d’une police environnementale dotée de pouvoirs de sanction.
Selon le ministre, la phase de sensibilisation doit désormais être accompagnée de mesures coercitives à l’encontre des contrevenants. Les personnes physiques ou morales responsables de dépôts sauvages d’ordures, de pollution plastique ou de rejets d’eaux usées s’exposeront à de lourdes amendes, voire à des fermetures administratives de leurs établissements en cas d’infraction.
Vers une politique de tolérance zéro
Maurice Ntossui Allogo a justifié ce changement de ton par les ambitions du Gabon en matière de développement urbain durable. « Vous regardez notre ville, on est actuellement vers les grands projets, les grands programmes « ville verte », mais on ne peut pas avoir une ville verte si déjà notre environnement est pollué », a-t-il déclaré.
Le ministre a notamment pointé du doigt la dégradation persistante de certains bassins versants de la capitale, affectés par l’accumulation de déchets plastiques, les dépôts anarchiques d’ordures et l’insuffisance de bonnes pratiques en matière d’assainissement.
Rappelant que « l’environnement, c’est l’affaire de tous », Maurice Ntossui Allogo a assuré que les autorités entendent désormais conjuguer sensibilisation et répression afin de préserver le cadre de vie des populations. Si aucune date précise n’a été communiquée pour le déploiement de la police environnementale, le ministre a laissé entendre que les récidivistes seront les premiers visés par ces nouvelles mesures.













0 commentaire
Be the first one to leave a comment.