CNAMGS : Franck Nguema appelle à une réforme centrée sur l’accès effectif aux soins
Réagissant à la création par le gouvernement d’une task-force chargée de restructurer la CNAMGS, Franck Nguema estime que la réforme devra aller au-delà des questions financières et de gouvernance. Selon lui, le véritable enjeu est de garantir un accès réel aux soins pour tous les assurés.

Franck Nguema lors de son discours, le 9 juillet 2026. © GabonReview (Capture d’écran)
La création d’une task-force chargée de restructurer la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) est accueillie favorablement par Franck Nguema. «C’est une bonne nouvelle», affirme-t-il, rappelant que «tout le monde reconnaît aujourd’hui que la CNAMGS rencontre de vraies difficultés qui impactent la protection médicale et sociale des Gabonais». Il souligne que cette situation a été reconnue aussi bien par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, que par le gouvernement et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans son rapport annuel 2025.
Pour autant, l’ancien député estime que les difficultés de la CNAMGS ne se résument ni à un manque de ressources financières ni à des problèmes de gouvernance. «Le véritable problème est beaucoup plus profond», soutient-il. Bien que près de 76 % des Gabonais soient enregistrés à la CNAMGS, «avoir une carte CNAMGS ne signifie pas toujours pouvoir recevoir tous les soins dont on a besoin». Pour lui, c’est précisément cet écart entre la couverture administrative et la prise en charge effective qui doit être au cœur de la réforme.
Franck Nguema salue les mesures annoncées par le gouvernement, notamment l’audit indépendant, le renforcement du recouvrement des cotisations, la sécurisation des fonds, la lutte contre la fraude, la digitalisation et la mise en place d’un contrat de performance avec la direction générale. Mais il estime que «ces mesures répondent surtout aux difficultés de fonctionnement de la CNAMGS» et qu’«elles ne suffiront pas à répondre complètement à la question la plus importante : comment garantir que chaque assuré de la CNAMGS reçoive réellement les soins auxquels il a droit ?»
Selon lui, la réussite de cette réforme devra désormais être évaluée à travers des indicateurs concrets : «combien de patients ont réellement été soignés, combien ont trouvé leurs médicaments, combien ont été pris en charge rapidement». Car, insiste-t-il, «la réussite de la réforme ne devra plus être mesurée par le nombre d’assurés. Elle devra être mesurée par le nombre de Gabonais effectivement soignés». Et de conclure : «La meilleure assurance maladie n’est pas celle qui délivre le plus de cartes, mais bien celle qui soigne réellement et effectivement le plus de Gabonais».
















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