Onze ministres, cinq agences onusiennes et une dizaine d’ONG internationales se retrouvent à Libreville pour valider le nouveau document de Stratégie et de Plan d’Action Nationaux pour la Biodiversité (SPANB). Porté par la Direction générale de l’environnement, cet atelier de deux jours doit aligner les cibles nationales sur le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming Montréal, avant transmission au gouvernement puis au Secrétariat exécutif de la Convention sur la Diversité Biologique.

Protection des écosystèmes, usage durable des ressources, restauration écologique : au Gabon, le nouveau document SPANB doit décliner localement les 23 cibles du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming Montréal (illustration). © GabonReview

 

«Consolider l’appropriation nationale et la cohérence intersectorielle de ce document hautement stratégique», c’est l’ambition affichée dans les termes de référence de l’atelier national de validation du document de la Stratégie et du Plan d’Action Nationaux pour la Biodiversité (SPANB), prévu les 20 et 21 juillet 2026 à l’hôtel de la Sablière de Libreville.

Organisée par la Direction générale de l’environnement et de la protection de la nature (DGEPN), sous l’égide du ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme Faune, cette rencontre doit soumettre à l’examen critique des parties prenantes nationales la version actualisée du SPANB, avant sa transmission au gouvernement puis au Secrétariat exécutif de la Convention sur la diversité biologique (CDB).

Le Gabon, dont les forêts tropicales couvrent environ 88 % du territoire national, est tenu, conformément à l’article 6 de la CDB, d’élaborer et de mettre à jour sa stratégie nationale de biodiversité. Le document révisé doit désormais s’aligner sur les 23 cibles du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming Montréal (CMB-KM), adopté en décembre 2022 et couvrant la période 2022-2030.

Une centaine de parties prenantes mobilisées

L’atelier réunira environ cent participants issus des administrations publiques, des institutions du système des Nations Unies et des organisations non gouvernementales. Onze ministres ou leurs représentants sont attendus, parmi lesquels ceux en charge des Eaux et Forêts, de la Pêche, de l’Agriculture, de l’Économie et des Finances, du Pétrole et du Gaz ou encore des Mines, aux côtés de la gouverneure de l’Estuaire.

Cinquante-trois structures administratives, cinq agences onusiennes dont le PNUD, la FAO, l’UNESCO et l’OMS, ainsi que onze ONG parmi lesquelles le WWF, Brainforest ou The Nature Conservancy, complètent la liste des participants attendus. Les travaux alterneront séances plénières et ateliers en groupes, avec un examen section par section du document.

Objectifs et livrables attendus

Les échanges viseront à recueillir les amendements des parties prenantes, à vérifier l’alignement effectif des cibles nationales avec celles du CMB-KM en tenant compte des spécificités économiques, culturelles et sociales du pays, et à formuler des recommandations pour l’adoption politique du document.

L’atelier bénéficie de l’appui technique et financier du Seed Fund et de WWF Gabon, partenaires historiques du Gabon dans la mise en œuvre de ses engagements au titre de la Convention sur la Diversité Biologique.

Trois livrables sont attendus à l’issue des deux jours de travaux : un rapport général de l’atelier, le document SPANB validé techniquement, et une feuille de route précisant les étapes de validation politique et de transmission au Secrétariat exécutif de la CDB.

 
GR
 

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