Le Comité national olympique du Gabon (Cnog) a officiellement entériné, samedi 25 avril 2026, le report de son assemblée générale élective au 2 mai prochain. Initialement programmée puis suspendue le 13 avril pour des raisons administratives, cette échéance a été replanifiée à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire, sur fond de compromis entre responsables du mouvement sportif et autorités publiques.

Le siège du Comité national olympique du Gabon (Cnog). © D.R.

 

Le report de l’assemblée générale élective du Comité national olympique du Gabon (Cnog) au 2 mai prochain trouve son origine dans la concertation engagée entre les acteurs du mouvement sportif et les autorités publiques. Réunis en assemblée générale extraordinaire, samedi 25 avril, au siège de l’institution, les présidents de fédérations ont entériné cette décision, présentée comme l’issue d’un consensus visant à sortir de l’impasse née de la suspension du scrutin le 13 avril pour des motifs administratifs.

La nécessité d’assainir le cadre institutionnel avant toute échéance électorale était au cœur des échanges. Dans cette dynamique, les responsables sportifs ont acté le principe d’un report, en s’appuyant sur les assurances données par les pouvoirs publics quant à la levée progressive des blocages liés à la régularisation des fédérations.

La rencontre, tenue sous l’observation de Julien Minavoa, mandaté par le Comité international olympique (CIO), a servi de cadre à cette réorientation du calendrier électoral, sa présence étant de garantir la conformité du processus aux exigences de transparence et de bonne gouvernance. 

Une décision dictée par les engagements gouvernementaux

Ce nouveau chronogramme s’inscrit dans le prolongement de la réunion stratégique du 23 avril entre dirigeants sportifs et autorités étatiques. À cette occasion, le gouvernement a annoncé la mise en place prochaine d’un «guichet unique» destiné à accélérer la régularisation administrative des structures sportives.

Pour plusieurs participants, cette annonce a pesé dans la décision finale. L’ancien président de la ligue de boxe de l’Estuaire, Bonaventure Nzigou Manfoumbi, y voit un levier opérationnel pour traiter en priorité les dossiers en souffrance au niveau des fédérations, avant une extension aux ligues et clubs.

Dans les rangs du mouvement sportif, l’adhésion au report repose également sur la volonté d’éviter tout risque de contentieux. Le secrétaire général du Cnog, José Foula, a insisté sur la nécessité de se conformer strictement aux prescriptions de la Charte olympique, sous peine d’exposer le pays à d’éventuelles sanctions des instances internationales.

En retenant la date du 2 mai, le Cnog mise ainsi sur un délai jugé suffisant pour consolider les bases administratives du scrutin et en garantir la crédibilité. Plus qu’un simple ajustement de calendrier, cette décision traduit la volonté des acteurs de privilégier une approche concertée, afin de sécuriser l’élection et de préserver la légitimité du futur exécutif.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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