Les forces de l’ordre ayant, très tôt, investi les principaux points de l’itinéraire, la marche pacifique initiée par le Front des indignés, le 6 novembre courant à Libreville, pour protester contre le traitement dégradant dont ont été victimes les commerçantes de l’ancienne Gare routière n’a plus eu lieu.

La présidente du Front des indignés, le 6 novembre 2015. © Gabonreview

La présidente du Front des indignés, le 6 novembre 2015. © Gabonreview

 

Aminata Ondo Mendogo (de dos - groupe sur la droite) échangeant avec des policiers. Et, les forces de l’ordre déployées au rond-point de la cité de la Démocratie. © Gabonreview

Aminata Ondo Mendogo (de dos – groupe sur la droite) échangeant avec des policiers. Et, les forces de l’ordre déployées au rond-point de la cité de la Démocratie. © Gabonreview

L’invitation émise par Aminata Ondo Mendogo à l’endroit des Gabonais ayant été choqués par la vidéo et le traitement infligé aux commerçantes de l’ancienne Gare routière, à prendre part une marche pacifique le 6 novembre dernier a reçu un écho favorable. Pour preuve, même les forces de l’ordre sont sorties de leurs casernes. La raison de leur présence était très claire : elles n’entendaient pas encadrer la manifestation mais plutôt dissuader les organisatrices de mettre à exécution leur projet. «Nous sommes rassemblées et à notre grande surprise, nous constatons la présence de la police qui nous apprend que la manifestation n’a pas été autorisée. Le ministère de l’Intérieur aurait pu nous le signifier la veille. C’est quand même indécent de se rendre compte de l’interdiction le matin en venant sur les lieux», a dénoncé la présidente du Front des indignés.

En effet, vers 7 heures du matin, les forces de l’ordre étaient déjà déployées au lieu de départ annoncé de la marche – rond-point de la Démocratie – et au point de chute – Assemblée nationale. Une situation que les manifestantes ont qualifiée d’illégale et arbitraire. «La loi dit lorsqu’on dépose une demande d’encadrement pour une marche, au bout de trois jours, elle doit être signifiée, mais si la signification n’est pas faite, qui ne dit mot consent. Je pense que nous avons des droits que la Constitution nous donne : nous demandons une marche pacifique et un encadrement policier», a lancé Aminata Ondo Mendogo, assurant ne pas abandonner le combat. «Nous sommes légalistes. Nous, nous replions pour retourner vers le ministère de l’Intérieur et relancer cette demande pacifique, pour que nous puissions exercer notre droit de marcher», a-t-elle conclu.

L’initiative du Front des indignés vise à faire comprendre aux députés qu’il y a des gens qui souffrent et ne doivent pas être exclus de la société ou devenir les victimes de l’incivisme et bavures policières à répétition.

 

 
GR
 

8 Commentaires

  1. jean-jacques dit :

    Il faut un peu de la dictature dans ce pays par ce que les gens pensent on a le droit de tout faire decider, pourquoi les autres femmes n’ont pas eté arretés. et c’est pas la police qui avait deshabillé ses commercantes. ils faut partager les tors. les gens se decident d’enlever leus pagnes, pour faire du bruit, ils faut assumer vos actes. les mamans qui ne se respectent pas. agissent comme des folles. une marche pour protester vraiment les gens n’ont rien a faire.

    • africanostra dit :

      Il faut bien lire l’article et faire des commentaires en fonction. Malheureusement tu es toujours à côté de la plaque.
      Mon frère, parfois il faut se taire.
      Elles ont le droit de manifester leur colère en marchant et en rappelant aux citoyens gabonais, et plus particulièrement à ceux qui nous representent au sein de l’Assemblée Nationale, que nous avons tous des droits et que ces droits doivent être respectés.
      Marcher ne veut pas dire faire le désordre. Pour preuve, elles ont demandé l’encadrement de la marche par les forces de l’ordre afin qu’aucune personne de mauvaise foi ne vienne distiller son venin et pousser au désordre.
      JJ tais toi ooohhhhh!

  2. democrate dit :

    C est la fin d un regime incompetant incapable de resoudre les problemes du peuple pensez vous que c est en posant des pieres ici et la pensez vous que graine pourra resorber les reclamations des peuple? Toi jean jacque je te le redis va vivre en pleine foret primaire c est a dire une qui na jamais ete frequenter par des humain ny exploiter empecher la marche des nos mamans franchement alors ce pouvoir ce moque des femmes et apres vous iriez danser au rythme du pdg?

  3. le marengue dit :

    Vraiment ce Jean Jacques….que c’est triste!!!

  4. ya kiakia dit :

    Triste pays. Vraiment lamentable.

  5. YOVE dit :

    Dans ce pays, tout est fait pour pousser les gens à bout.

    Ce sont les citoyens ordinaires qui sont légalistes, tandis que la police est infestée de bandits et se comporte la plupart du temps comme un gang, sous l’autorité bienveillante du Ministère de l’intérieur.

    Que ces gens sachent que, sans soupape de décompression, une cocotte finit par exploser sous l’effet la surchauffe. Au Gabon, cela n’est plus qu’une question de seuil. Dieu sait quand…

  6. enfandugabon dit :

    BRAVO à Me AMINATA ONDO !

    Il faut insister pour marcher en honneur de nos mamans et pour la mémoire de Bérenger.

    Par groupe de 10, 5, voir 3 ou 2 personnes organisez vos marches citoyennes en direction des institutions que vous voudrez: Assemblée Nationale, SENAT, Cour Constitutionnelle, Conseil Economique et Social, Présidence de la République, Primature, …et tous les commissariats de police.

    Que ces marches se déroulent selon le bon vouloir des initiateurs. Vous n’avez pas besoin d’autorisations, car face à un pouvoir qui ne respecte pas les droits élémentaires de ses citoyens, le peuple se doit de reprendre son pouvoir. C’est l’esprit de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

    Acceptez de vous faire arrêter afin de remplir toutes nos prisons, acceptez les coups de matraques les auteurs finiront par se fatiguer de nous en donner.
    Nous allons tous souffrir, d’autres comme MBOULOU BEKA et BÉRENGER feront malheureusement et nécessairement le sacrifice ultime, mais pour l’avenir de nos enfant et petits enfants, nous devons libérer le GABON, notre pays!

    Tous, en tant que peuple gabonais, nous finirons par l’emporter.

  7. le puant dit :

    YOVE , observation pertinante .

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