Ce lundi 29 décembre, l’heure n’est plus à la sensibilisation au PK12. Face au retour anarchique des commerçants sur les emprises du futur flyover, le gouvernement durcit le ton. Le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi a annoncé une reprise drastique des opérations de libération du site. Ce qui marque la fin d’une récréation qui n’a que trop duré.

Le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, sur le terrain et engageant l’opération Tolérance zéro, ce lundi 29 décembre, au PK12. © D.R.

 

Suite au constat dressé par Edgard Moukoumbi lors de sa récente descente sur le terrain, le désordre a repris ses droits au rond-point du PK 12. Alors qu’un déguerpissement d’envergure avait été mené, il y a tout juste trois semaines, les occupants illégaux et les commerçants ont de nouveau investi les lieux, au mépris des consignes de sécurité et d’urbanisme. Pour lui, cette réoccupation est bien plus qu’une simple infraction. C’est un «acte de défiance » envers l’autorité publique. En réponse, la riposte de l’État a été immédiate.

Une vue des commerçants sur place face aux autorités. © D.R.

Le mot d’ordre est désormais la tolérance zéro. Le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, a donc effectué ce lundi 29 décembre une descente sur le chantier de construction de ce flyover du PK12. Sur un ton ferme, il a annoncé la reprise des démolitions. Ce, non sans fustiger le retour des ‘’Clandomen’’ et des vendeurs à la sauvette sur des sites.

Il a été clair et sans ambiguïté. Tout obstacle au projet sera systématiquement supprimé, toute installation anarchique sera détruite sans préavis et aucune complaisance ne sera accordée. De même, il a indiqué que l’État ne reviendra pas en arrière. La réoccupation des lieux expose leurs auteurs à des mesures coercitives immédiates, conformément aux textes en vigueur. La fermeté affichée par le chef de ce département ministériel s’inscrit directement dans la vision de modernisation des infrastructures prônée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.

La livraison du pont, une infrastructure destinée à fluidifier durablement le trafic à l’entrée de Libreville, en est l’enjeu principal de toutes ces opérations. Pour l’État, le respect de l’autorité est le seul garant de l’avancement des grands chantiers de la nation. Entre le désordre installé et l’exigence de développement, le Gabon a choisi. Désormais, force restera à la loi. Les récalcitrants s’exposent à des mesures coercitives.

 

Thécia Nyomba

 
GR
 

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