C’est officiel : la Coupe d’Afrique des nations (CAN) continuera de se disputer tous les deux ans. Réuni dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 octobre 2026, le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a adopté cette décision à l’unanimité, revenant ainsi sur l’annonce faite en décembre 2025 d’un passage à une périodicité de quatre ans.

‎‎Le président de la CAF Patrice Motsepe (à gauche) a annoncé la décision de revenir à une édition de la CAN tous les deux ans. © Legnan Koula/EPA

 

Moins d’un an après avoir annoncé cette réforme, la Confédération africaine de football (CAF), l’instance dirigeante du football africain, a finalement renoncé à son projet. Cette volte-face intervient dans un contexte marqué par les réticences des clubs européens et de l’Union des associations européennes de football (UEFA), mais aussi par les préoccupations des fédérations africaines quant à l’avenir de leur principale compétition continentale.

‎‎Promouvoir les intérêts du football africain

‎‎Pour justifier ce revirement, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a mis en avant la nécessité de défendre les intérêts du football africain, rapporte des sources concordantes. «La décision du comité exécutif de la CAF de rétablir l’organisation de la CAN tous les deux ans vise à faire progresser, à protéger et à promouvoir les intérêts du football africain et des 54 associations membres de la CAF, ainsi que ceux des joueurs africains évoluant dans des clubs en dehors du continent», a-t-il déclaré.

‎‎Le projet de réorganisation prévoyait notamment la mise en place d’une Ligue des nations africaine, destinée à prendre place entre les éditions quadriennales de la CAN. Toutefois, cette nouvelle compétition n’a pas suffisamment convaincu quant à sa capacité à générer les retombées financières attendues et à compenser les avantages liés au maintien d’une CAN organisée tous les deux ans.

‎Avec cette décision, la CAF revient donc à un calendrier qui permet aux sélections nationales africaines de disputer régulièrement la compétition phare du continent. Reste désormais à préciser les modalités de mise en œuvre de cette orientation et ses conséquences sur le calendrier international, notamment les relations entre les clubs européens et les fédérations africaines.

‎Thécia Nyomba 

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment