Le président du parti REAGIR, Michel Ongoundou Loundah, tire la sonnette d’alarme sur la dégradation du système de santé gabonais et l’augmentation inquiétante de la mortalité dans le pays. Dans une tribune sévère, l’ancien sénateur de la Transition dénonce l’effondrement des structures sanitaires, les difficultés de la CNAMGS et un climat de peur qu’il estime incompatibles avec les promesses de restauration des institutions après le changement de régime du 30 août 2023.

Michel Ongoundou Loundah, président de REAGIR. © GabonReview

Au Gabon, les inquiétudes autour de la dégradation du système de santé prennent une ampleur croissante. Dans une tribune au ton particulièrement critique, Michel Ongoundou Loundah, président du parti REAGIR, alerte sur ce qu’il considère comme une grave crise sanitaire nationale. Depuis Okondja, sa ville natale, où il dit avoir accompagné un proche à sa dernière demeure, l’opposant évoque une multiplication des décès dans plusieurs familles gabonaises et des difficultés grandissantes d’accès aux soins.

Selon lui, la mortalité observée ces dernières années interpelle, notamment après le changement de régime du 30 août 2023. Il cite des données faisant état d’environ 18 197 décès en 2025, soit près de 60 morts par jour. Michel Ongoundou Loundah s’interroge sur cette hausse alors que le pays est officiellement sorti de la pandémie de Covid-19.

Le président de REAGIR pointe également les difficultés de la Caisse nationale d’assurances maladie et de garantie sociale (CNAMGS) et l’affaiblissement des structures sanitaires. Hôpitaux sous-équipés, ruptures de traitements, manque de spécialistes et insuffisance de lits seraient devenus le quotidien de nombreux patients. Tout en saluant l’engagement du personnel médical, il estime que médecins et infirmiers sont les premières victimes d’un système «à l’agonie».

Au-delà de la santé, l’opposant dénonce aussi un climat de peur marqué, selon lui, par des restrictions des libertés publiques et des coupures récurrentes des réseaux sociaux. Face à cette situation, il appelle à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire indépendante sur l’état réel du système sanitaire gabonais.

 

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