Drogue en milieu scolaire : au lycée technique de Bikélé, la riposte passe par la prévention
Au lycée technique de Bikélé, une semaine de sensibilisation a mis en lumière l’ampleur du phénomène de la drogue en milieu scolaire. Entre témoignages poignants et appel à la responsabilité collective, élèves et encadreurs s’engagent à faire front contre ce fléau qui menace la jeunesse.

Des éléèves du lycée technique de Bikélé lors d’une précédente campagne de sensibilisation. © Capture d’écran/Facebook
Face à la montée préoccupante de la consommation de drogues en milieu scolaire au Gabon, les établissements éducatifs multiplient les initiatives pour endiguer le phénomène. Au lycée technique de Bikélé, une campagne de sensibilisation organisée par l’UNESCO du 17 au 24 mars a mobilisé élèves et encadreurs autour d’un objectif commun : prévenir, informer et responsabiliser.
Pendant une semaine, les apprenants ont été édifiés sur les dangers liés à l’usage de substances illicites. Au-delà des discours, l’ambition était claire : faire des élèves eux-mêmes des relais de sensibilisation, capables d’influencer positivement leurs pairs au sein de l’établissement.
Moment fort de cette initiative, la phase de restitution, tenue le 31 mars 2026, a permis de recueillir des témoignages poignants. « C’est important de sensibiliser. C’est très important parce que j’ai perdu un ami même à cause de ça. Il a fait une overdose. Comme conseil, je peux leur dire de se concentrer sur eux, de ne pas faire le suivisme, de se concentrer uniquement sur leurs études », a confié Junior Mabounda, élève, visiblement marqué par cette expérience.
Pérenniser ces actions
Du côté de l’administration, l’heure est à la vigilance. Les responsables pédagogiques soulignent la nécessité de pérenniser ces actions, face à une réalité de plus en plus préoccupante. «Il y a peut-être deux semaines, il y a eu des cas ici au lycée technique de Bikélé. Avec cette sensibilisation, nous disons que ça ira mieux pour certains. Ça ne devrait pas s’arrêter au niveau des établissements, mais dans les familles», a indiqué Chantale Annie Nzoughe, inspectrice pédagogique.
Insistant sur le rôle de l’entourage éducatif et familial, elle appelle les jeunes à une prise de conscience individuelle : «ce que je pourrais peut-être dire aux jeunes, c’est de penser à eux-mêmes. L’avenir, c’est pour eux. Il est mieux de suivre les instructions données par les parents. À l’école aussi, on a d’autres instructions, c’est vrai, la rue en fait aussi partie, mais le meilleur conseil, c’est de prendre conscience».
À travers cette campagne, le lycée technique de Bikélé entend instaurer une dynamique durable de prévention. En misant sur la responsabilisation des élèves, l’établissement espère freiner la propagation de ce fléau et faire émerger une jeunesse plus consciente des enjeux liés à son avenir grâce à l’appui de l’organisme onusien.













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