Droits de l’Homme : le Gabon modernise son système de suivi et de coordination des rapports
Les travaux consacrés au renforcement du mécanisme national chargé de la coordination des rapports et du suivi des recommandations en matière de droits de l’homme se sont déroulés à Libreville du 8 au 13 avril, dans un contexte marqué par la volonté du gouvernement de consolider son engagement international. Cet atelier de haut niveau, organisé par la direction générale des Droits de l’Homme, en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, s’inscrit dans une dynamique de modernisation du système national de suivi des recommandations issues notamment de l’Examen périodique universel (EPU).

Les participants planchant sur les points inscrits à l’ordre du jour. © D.R.
Du 8 au 13 avril, la direction générale des droits de l’Homme au ministère de la Justice, en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, a organisé ; à Libreville, un atelier consacré au renforcement du mécanisme national chargé de la coordination des rapports et du suivi des recommandations en matière de droits de l’homme. Des travaux entrant dans le cadre du renforcement de l’engagement du Gabon en faveur du respect et de la mise en œuvre effective de ses obligations internationales en matière de droits de l’homme.
Doter l’État d’un dispositif permanent, structuré et conforme aux standards internationaux
Comme souligné lors des échanges, «le renforcement de la qualité du reporting et la consolidation du cadre institutionnel constituent des leviers essentiels pour garantir l’effectivité des engagements internationaux». Au cœur de ces assises, deux axes primordiaux ont structuré les travaux. Le premier a porté sur l’amélioration de la qualité du reporting international. Les sessions des 8 et 9 avril ont permis une relecture technique approfondie et une validation multisectorielle du rapport, à mi-parcours, du quatrième cycle de l’EPU. Ce processus a contribué à «assurer la cohérence, la fiabilité et la traçabilité des informations relatives à la mise en œuvre des recommandations acceptées par le Gabon en 2024». Il a également renforcé l’approche participative et interministérielle, tout en alignant le document sur les exigences méthodologiques du Conseil des droits de l’homme.
Le second axe a concerné la consolidation du cadre institutionnel, à travers la révision et la finalisation du projet de décret relatif aux Mécanismes nationaux de mise en œuvre, de Suivi et de Reportage (NMIRF). Les sessions tenues du 10 au 13 avril ont permis d’approfondir les aspects techniques de ce texte, conçu pour «doter l’État d’un dispositif permanent, structuré et conforme aux standards internationaux». On indique de ce fait que ce futur cadre vise à garantir une meilleure coordination dans l’élaboration des rapports, un suivi systématique des recommandations et une intégration effective des obligations internationales dans les politiques publiques.
Aligner le Gabon sur les bonnes pratiques internationales en matière de NMIRF

© D.R.
Les discussions ont également révélé les insuffisances du dispositif existant, issu du décret de 2007. L’absence de Secrétariat permanent, les limites en matière de coordination et les insuffisances du suivi ont été identifiées comme des contraintes d’envergure. En réponse, le projet de réforme entend «aligner le Gabon sur les bonnes pratiques internationales en matière de NMIRF», en instaurant un mécanisme plus opérationnel, cohérent et durable.
Au terme des travaux, des résultats ont été enregistrés et marquent une étape importante dans la transformation du système national des droits de l’homme. Les participants ont fait noter que «ces avancées s’inscrivent dans une logique de transformation structurelle et de conformité aux standards internationaux». Au-delà des aspects techniques, ces assises traduisent une ambition politique de renforcer durablement les capacités nationales, d’améliorer la mise en œuvre des engagements internationaux et de promouvoir, de manière effective, les droits de l’homme, en étroite collaboration avec les partenaires internationaux.















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