Deux habitants de Mouila, un infirmier de 51 ans et un mécanicien de 39 ans, ont récemment été placés sous mandat de dépôt après le cambriolage d’un débit de boissons. Interpellés en état d’ébriété, ils ont été retrouvés dans une chambre où les enquêteurs ont découvert une partie du butin, composée notamment de trois casiers de bière, de vins et d’une liqueur locale.

Les deux cambrioleurs présumés après leur interpellation. © AGP

 

À Mouila, dans la province de la Ngounié, un infirmier et un mécanicien ont été écroués à la maison d’arrêt pour vol aggravé et ivresse publique, à la suite du cambriolage d’un bar survenu dans la nuit du 16 au 17 juin. Selon des sources judiciaires citées par l’Agence gabonaise de presse (AGP), Florentin Bekalé, 51 ans, et Alban Régis Maporo Polly, 39 ans, tous deux domiciliés au quartier Dourouni, dans le 1er arrondissement de la ville, ont été placés sous mandat de dépôt après leur présentation au parquet.

Interpellés ivres avec une partie du butin

Les faits ont été découverts au petit matin lorsque le gérant du débit de boissons a constaté que son établissement avait été visité avant de déposer une plainte auprès de l’antenne provinciale de la Police judiciaire de la Ngounié.

Les investigations ont rapidement conduit les enquêteurs jusqu’à une chambre où les deux suspects ont été retrouvés en état d’ébriété. La perquisition effectuée sur place a permis la saisie de trois casiers de bière, d’une bouteille de Royal Circle, d’une bouteille de liqueur locale ainsi que de deux cartons de vin, autant d’éléments considérés comme provenant du cambriolage.

Des rôles distincts lors du cambriolage

D’après les premiers éléments de l’enquête, Alban Régis Maporo Polly aurait forcé la porte du bar à l’aide d’une tenaille tandis que Florentin Bekalé assurait la surveillance des lieux. Le mécanicien a reconnu les faits lors de son audition.

L’infirmier, lui, a d’abord affirmé ne plus se souvenir des événements, invoquant des trous de mémoire, avant de revenir sur ses déclarations au cours de la procédure.

Les deux hommes sont désormais poursuivis sur le fondement des articles 296 et 209 du Code pénal gabonais relatifs au vol aggravé et à l’ivresse publique.

Selon une source judiciaire, Florentin Bekalé avait déjà été condamné en 2003 à Oyem à onze ans de réclusion criminelle pour viol et inceste sur sa fille. La même source affirme toutefois qu’il n’aurait effectué qu’une année de détention avant d’être remis en liberté.

 

 
GR
 

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