La modernisation des infrastructures hydrauliques ne devrait pas profiter qu’au géant français Suez. Dans le cadre du contrat conclu avec l’État gabonais, 40 milliards de francs CFA sont réservés à la sous-traitance locale. Une opportunité que les PME gabonaises devront désormais transformer en contrats, emplois et montée en compétences.

Aperçu de la rencontre entre les responsables de Suez et les PME gabonaises, le 3 septembre 2026.  © L’Union

 

«Ça y est ! Les travaux vont véritablement commencer». Le message lancé par le vice-président de la Chambre de commerce de Libreville, Parfait Duffy Bibang, donne le ton. Réunis à la Chambre de commerce de Libreville, responsables de Suez et représentants des PME gabonaises ont échangé sur les opportunités de sous-traitance liées au vaste chantier de modernisation des infrastructures hydrauliques.

Au cœur des discussions : les 40 milliards de francs CFA destinés aux entreprises locales. Une enveloppe qui découle d’une exigence portée au plus haut niveau de l’État et qui doit permettre aux PME gabonaises de prendre une place concrète dans l’exécution du contrat. «Vous allez voir dans les prochains jours ces travaux», a assuré Parfait Duffy Bibang, soulignant la volonté de Suez d’accompagner les entreprises locales, notamment à travers un appui technique et matériel.

La phase administrative désormais derrière

Après plusieurs mois consacrés aux procédures administratives, le projet entre dans une phase opérationnelle. Le contrat conclu entre Suez et l’État gabonais, prévu sur cinq ans, entre ainsi dans sa première année de mise en œuvre. Une première séquence financée à hauteur de 50 millions d’euros, soit plus de 32 milliards de francs CFA, destinée à lancer les différentes actions prévues.

Mais cette enveloppe ne se limite pas aux travaux. Suez prévoit également des actions de formation, de transfert de compétences et de savoir-faire avec la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) et les acteurs locaux. «Dans ces 50 millions d’euros, il va y avoir des travaux effectivement, mais pas seulement. Il y a aussi de la formation, du transfert de savoir-faire avec notre partenaire SEEG», a expliqué Olivier Bompa, directeur des opérations de Suez Gabon.

Faire de l’eau un levier pour les PME

Au-delà de l’urgence liée à l’amélioration de la distribution de l’eau potable, le chantier porte donc une autre ambition : faire émerger un tissu d’entreprises gabonaises capables de répondre durablement aux besoins du secteur. Pour Suez, il s’agit de « chercher à optimiser véritablement à améliorer le service de distribution de l’eau au Gabon », avec Libreville comme premier terrain d’intervention.

La rencontre organisée à la Chambre de commerce se veut ainsi le point de départ d’une collaboration plus étroite entre l’opérateur français et le secteur privé gabonais. Pour les PME, l’enjeu est désormais de transformer les annonces en opportunités réelles. Car, derrière les 40 milliards de francs CFA annoncés se joue aussi la capacité du chantier de l’eau à générer de l’activité, des emplois et surtout un véritable transfert de savoir-faire au bénéfice des entreprises locales.

 
GR
 

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