Alors que la grève des enseignants se poursuit malgré l’ouverture des négociations dimanche au complexe d’Alibandeng, le gouvernement annonce la clôture de la phase préparatoire de la Commission interministérielle dédiée au secteur Éducation. Portée par la ministre d’État Camélia Ntoutoume Leclercq, cette instance entend examiner les situations administratives et financières des personnels et proposer des solutions durables, dans l’espoir d’amorcer une sortie progressive de crise.  

Photo de famille au terme des travaux, le 12 janvier 2026. © Communication gouvernementale

 

Vingt-quatre heures après l’ouverture des négociations avec les syndicats enseignants au complexe d’Alibandeng, le gouvernement a annoncé la clôture de la phase préparatoire de la Commission interministérielle chargée d’examiner la situation administrative et financière des personnels du ministère de l’Éducation nationale.  

La ministre d’État à l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a indiqué sur Facebook que l’arrêté portant création de cette commission a été paraphé le lundi 12 janvier, en présence de plusieurs membres du gouvernement. Parmi eux, Laurence Mengue Me Nzoghe épouse Ndong, ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, ainsi que Marc Abeghe, ministre délégué en charge du Budget, représentant Thierry Minko, ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la vie chère.  

Des recommandations déjà sur la table  

Après deux jours de travaux intensifs, les commissions techniques ont transmis au gouvernement des recommandations jugées «concrètes», issues d’un dialogue «transparent et constructif» avec les représentants des enseignants. Ces propositions devraient servir de base aux prochaines discussions, dans un contexte où la grève des enseignants se poursuit malgré l’ouverture des négociations. 

La ministre d’État a précisé que la Commission interministérielle se réunira dès ce mardi 13 janvier, sous la supervision du vice-président du gouvernement. Objectif affiché : avancer vers des solutions «durables et équitables» pour améliorer les conditions de travail des enseignants, considérés comme «piliers de la Nation».

Cette annonce marque une étape importante dans le processus de sortie de crise. Elle traduit la volonté du gouvernement de répondre aux revendications des enseignants, en mettant en place un cadre institutionnel de suivi et de résolution. Reste à savoir si ces avancées permettront de convaincre les syndicats de suspendre leur mouvement, alors que la rentrée scolaire demeure perturbée. 

 
GR
 

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