Éducation : le gouvernement ouvre les négociations, mais la grève se poursuit
Ce dimanche 11 janvier, la ministre d’État à l’Éducation nationale, Camelia Ntoutoume Leclercq, a lancé les travaux préparatoires de la Commission tripartite en réponse aux revendications des enseignants et du collectif SOS Éducation. Trois commissions thématiques ont été créées pour traiter les situations administratives, les conditions de vie et le cadre de travail, dans l’objectif affiché d’«aboutir à des solutions concrètes» au mouvement de grève qui paralyse les établissements scolaires depuis le 5 janvier dernier.

Une vue des enseignants pendant les échanges, le 11 janvier 2026, à Libreville. © Communication gouvernementale
Le gouvernement a officiellement ouvert, dimanche 11 janvier au complexe d’Alibandeng à Libreville, les négociations avec les enseignants et le collectif SOS Éducation, après la grève générale illimitée déclenchée six jours plus tôt. Ces travaux préparatoires de la Commission tripartite visent à répondre aux revendications formulées par l’ensemble de la communauté éducative.
Selon la ministre d’État à l’Éducation nationale, Camelia Ntoutoume Leclercq, ces échanges francs ont pour objectif d’«aboutir à des solutions concrètes aux revendications à l’origine du mouvement de grève». Pour ce faire, et dans le but de structurer les discussions, trois commissions thématiques ont été mises en place pour traiter les revendications administratives, juridiques et sociales. «Des trois commissions, rapporte SOS Éducation sur Facebook, notre mouvement chapeaute les travaux avec la tutelle. Ce n’est pas une fin en soi, mais c’est déjà une grande victoire : nous aurons notre mot à dire. La journée [de dimanche] a essentiellement consisté à faire une synthèse des différents cahiers de charges afin de présenter un document exhaustif au vice-président du gouvernement. Nous avons profité de l’occasion pour interpeller la tutelle sur le cadre et le contexte exceptionnels nés de cette grève afin qu’elle invite certains zélés de l’administration à éviter de mettre de l’huile sur le feu.»
La ministre a précisé que la prochaine étape sera une séance d’harmonisation entre les représentants des commissions et les techniciens de la Fonction publique et du budget, prévue avant le lancement officiel des travaux le mardi 13 janvier 2026, sous l’égide du vice-président du gouvernement. «En attendant, la suspension des cours reste effective», annoncent les enseignants ce lundi 12 janvier. Les salles de classe resteront donc fermées jusqu’à nouvel ordre.
Rappel des revendications de SOS Éducation
Le collectif SOS Éducation, à l’origine du mouvement de grève, a formulé plusieurs revendications majeures :
- La régularisation des situations administratives et financières : de nombreux enseignants dénoncent des retards persistants dans la prise en compte de leurs dossiers, notamment en matière de titularisation et de paiement des rappels.
- L’amélioration des conditions de vie et de travail : les enseignants réclament une revalorisation salariale et des mesures concrètes pour alléger la précarité dans laquelle une partie du corps enseignant évolue.
- La reconnaissance de la dignité professionnelle : le collectif a résumé sa position par le slogan «La dignité de l’enseignant ou rien», exprimant un ras-le-bol face à l’absence de réponses concrètes du gouvernement.
- Un cadre de travail décent : SOS Éducation insiste sur la nécessité d’améliorer les infrastructures scolaires et de garantir un environnement propice à l’enseignement.
















1 Commentaire
Il ne faut pas LÂCHER. Un enseignant qui devrait gagner des millions par mois, mais les faux politiciens ministres ont des salaires des millions/mois