Église évangélique du Gabon : le gouvernement maintient la suspension du Directoire contesté
Suspendu depuis plusieurs semaines, contesté par son propre camp, et sommé de patienter encore, le Directoire de l’EEG n’est pas près de retrouver ses prérogatives. Le Conseil des ministres du 18 septembre a confirmé le maintien de sa suspension conservatoire, tout en annonçant la mise en place d’une commission de bons offices pour tenter de sortir l’Église évangélique du Gabon (EEG) de sa crise institutionnelle.

Le Conseil des ministres a approuvé la poursuite de la médiation engagée au sein de l’Église évangélique du Gabon. © D.R.
La crise qui secoue l’Église évangélique du Gabon (EEG) reste sous surveillance gouvernementale reste sous surveillance gouvernementale rapprochée. Au cœur du dispositif arrêté par le Conseil des ministres du 18 septembre : le maintien de la suspension conservatoire de l’instance dirigeante contestée, mesure prise dans un contexte marqué par des tensions internes et des risques de troubles à l’ordre public.
Une commission de bons offices pour préparer un nouveau Synode
Pour tenter de rapprocher les positions, le gouvernement prévoit la création d’une commission de bons offices. Celle-ci devra accompagner le dialogue entre les différentes parties et contribuer à préparer la tenue d’un nouveau Synode, présenté comme devant être «régulier et incontestable». Le Conseil des ministres justifie cette démarche par la nécessité de préserver l’apaisement au sein de la communauté évangélique et d’éviter une aggravation du conflit institutionnel.
La suspension du Directoire demeure donc en vigueur jusqu’au règlement définitif de la crise. Le gouvernement indique également que, si la médiation venait à échouer, les mesures administratives prévues par les textes pourraient être appliquées. Une position qui maintient la pression sur les protagonistes alors que le différend porte notamment sur la régularité du processus ayant conduit à la désignation des nouveaux responsables de l’EEG.
Le Directoire contesté résiste à la médiation
Cette décision intervient au lendemain d’une prise de position du Révérend Jean Daniel Allogo Essimengane, pasteur président désigné à l’issue du Synode national d’août 2026. Le 17 septembre à Libreville, celui-ci avait contesté le dispositif de médiation annoncé par le ministère de l’Intérieur, estimant que l’Église devait régler ses différends conformément à ses propres textes. Entre la volonté du gouvernement de maintenir une médiation et celle de la direction contestée de préserver l’autonomie institutionnelle de l’EEG, la crise reste donc loin d’être résolue.
















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