Les prochaines élections locales, les premières prévues en République centrafricaine depuis 1988, présentent selon le Conseil de sécurité des Nations Unies «l’occasion unique» de faire avancer la paix et le processus politique dans le pays. Cependant, pour les trois membres non permanents africains (A3), dans un contexte économique difficile, le soutien financier de la communauté internationale est crucial pour la tenue efficace de ces élections dans les délais convenus.

Dans un contexte économique difficile, le soutien financier de la communauté internationale est crucial pour la tenue prochaine des élections locales, les premières prévues en République centrafricaine depuis 1988. © D.R

 

Les élections locales qui doivent se tenir cette année, les premières depuis 1988, représentent une «opportunité sans précédent» à saisir pour renforcer la gouvernance et accélérer la réforme du secteur de la sécurité dans le pays. S’exprimant au nom des trois membres non permanents africains A3 (Gabon, Ghana, Mozambique), l’ambassadeur Michel Xavier Biang a salué les efforts du gouvernement centrafricain pour organiser ces premières élections locales depuis plus de 20 ans. Il s’est également félicité pour la mise en place des branches de l’Autorité nationale des élections dans 20 préfectures du pays, ainsi que de la finalisation de la cartographie électorale, malgré la multiplication d’incidents de sécurité avec les attaques sporadiques de groupes armés.

Un avis partagé par la grande majorité des délégations qui ont, elles aussi, insisté sur l’importance desdites élections, à l’instar des Émirats arabes unis ou de l’Albanie qui a espéré que ces élections seront transparentes. «Dans un contexte économique difficile, le soutien financier de la communauté internationale est crucial pour la tenue efficace de ces élections dans les délais convenus. La tenue de ces élections locales est une étape essentielle qui contribue pleinement à la restauration de l’autorité de l’État, essentielle à la stabilisation de la RCA, a estimé le représentant», a déclaré le porte-parole des A3, Michel Xavier Biang, rappelant que le budget global pour l’organisation de ces élections est estimé à environ 11 millions de dollars, l’État centrafricain ayant pris un engagement de 4,56 millions de dollars.

Sur le point sécuritaire, les A3 ont fermement condamné les attaques répétées contre la population civile, la Minusca, les Forces armées centrafricaines (Faca) et l’utilisation croissante d’engins explosifs par des groupes armés qui entravent la libre circulation des personnes et des biens. Saluant la résolution 2648 (2022) sur la levée de l’embargo sur les armes, qui permettra au pays de protéger ses populations et de défendre son territoire, Michel Xavier Biang a souligné qu’«une paix durable n’est possible que si les autorités centrafricaines prennent le contrôle de leur territoire et mènent à bien la mise en œuvre du Programme de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement. Il n’y a pas de solution militaire à la crise en RCA, il n’y a que des solutions politiques», invitant les partenaires internationaux à soutenir financièrement le pays dans sa quête de paix et de développement, en s’attaquant aux causes profondes de l’insécurité.

 
GR
 

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