Le Syndicat des enseignants de la base (SEB) dénonce de nombreuses irrégularités observées lors des élections professionnelles dans le secteur de l’éducation. Contestant la publication des résultats et son exclusion des dispositifs d’observation des examens nationaux, l’organisation menace de boycotter les consultations du ministère de l’Éducation nationale tant que sa victoire ne sera pas officiellement reconnue et que des clarifications ne seront pas apportées.

Le bureau du Syndicat des enseignants de la base face à la presse, le 25 mai 2026. © La Fuite de l’Info

 

Le 15 mai 2026, le Syndicat des enseignants de la base (SEB) a exprimé son mécontentement face au déroulement des élections professionnelles dans le secteur de l’éducation. Le syndicat évoque plusieurs irrégularités, des incohérences dans les résultats et un manque de transparence de la part de la commission nationale des élections professionnelles.

Selon JeanBruno Nguema Bekalé, secrétaire général du SEB, le processus électoral aurait été marqué par une organisation approximative et de nombreuses difficultés rencontrées par leur formation syndicale. «Dans le secteur éducation, le SEB a démontré son empreinte sur l’ensemble du territoire. Sur le plan organisationnel, nous avons assisté à un véritable pilotage à vue. Notre candidature, bien que conforme, a failli être éjectée. Dans de nombreux bureaux, le bulletin du SEB était absent», a-t-il dénoncé.

Malgré ces dysfonctionnements, le SEB affirme être arrivé en tête du scrutin avec six délégués sur quinze, selon les résultats publiés par la commission nationale des élections professionnelles. Une victoire que le syndicat estime aujourd’hui insuffisamment reconnue.  Face à cette situation, le bureau national du SEB annonce se réserver le droit de suspendre sa participation à toute consultation organisée par le ministère de l’Éducation nationale tant que toute la lumière ne sera pas faite sur ce dossier.

À l’approche des examens nationaux de fin d’année, notamment le CEP, le BEPC et le baccalauréat, le syndicat dénonce également son exclusion des dispositifs d’observation des épreuves. «Nous constatons que le SEB est volontairement écarté des listes d’observateurs. Des syndicats sans base réelle sont désignés, parfois un seul pour toute une province. Comment comprendre que la tutelle ne respecte pas le choix des enseignants ?», s’interroge le secrétaire général.

En dépit de ces tensions, le SEB annonce la poursuite de sa structuration sur le terrain. Conformément à ses textes internes, le syndicat prévoit prochainement l’installation de ses bureaux provinciaux à travers le pays.

 

Tags:

GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment