Du 8 au 9 avril 2026, Libreville accueille la 10e édition de l’Africa Energy Market Place, une plateforme importante réunissant décideurs publics, investisseurs et partenaires au développement. Au cœur des échanges : accélérer l’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne et lever les obstacles aux investissements, dans le cadre ambitieux de la Mission 300.

Le ministre Philippe Tonangoye lors de son intervention, le 8 avril 2026 à Libreville. © GabonReview

 

Libreville accueille, du 8 au 9 avril 2026, la 10e édition de l’Africa Energy Market Place (AEMP), une plateforme importante dédiée aux défis énergétiques du continent. Initiée par la Banque africaine de développement (BAD), en partenariat avec le gouvernement gabonais et le Fonds pour l’énergie durable en Afrique, cette rencontre est placée sous le thème : «Consultation des parties prenantes sur le pacte national pour l’énergie», dans le cadre de la Mission 300.

Véritable carrefour d’échanges, l’AEMP réunit gouvernements, acteurs du secteur privé et partenaires au développement autour d’un objectif commun : accélérer la mise en œuvre de projets énergétiques structurants en Afrique. L’initiative s’inscrit dans plusieurs cadres stratégiques, notamment l’Agenda 2063 de l’Union africaine, la Mission 300 portée par la Banque mondiale, ainsi que les orientations nationales du Gabon.

«Ce travail s’arrime non seulement aux visions de l’Union africaine dans le projet 2063, au programme de la Banque mondiale avec la Mission 300, mais également à la vision stratégique du Gabon dans le cadre du PNCD, ainsi qu’au projet de société du chef de l’État », a souligné Philippe Tonangoye, ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie.

Photo de famille à l’issue de la cérémonie protocolaire. © GabonReview

Au cœur des discussions : l’accès à l’électricité pour tous. L’ambition de la Mission 300 est de raccorder au moins 300 millions de personnes aux réseaux électriques en Afrique subsaharienne d’ici 2030. Un défi qui nécessite non seulement une production accrue, mais aussi une amélioration significative des infrastructures de transport et de distribution. «Produire de l’énergie, c’est bien. La transporter, c’est nettement mieux. Et la distribuer, c’est encore mieux. Le challenge que nous avons au Gabon, c’est d’interconnecter les quatre îlots de réseaux existants», a expliqué le ministre.

Plateforme de mobilisation et d’accélération

Représentant le vice-président du gouvernement, le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, a insisté sur la portée stratégique de cette rencontre. «L’Africa Energy Market Place est bien plus qu’un cadre d’échange. C’est une plateforme de mobilisation et d’accélération où se rencontrent les visions publiques et les capacités d’investissement privé», a-t-il affirmé, avant d’ajouter : «Pour le Gabon, l’énergie constitue un levier de souveraineté, un moteur de croissance économique et une condition essentielle à la transformation industrielle.»

Au niveau local, les retombées attendues sont également importantes. Le maire de Libreville, Pierre Matthieu Obame Etoughé, a mis en avant l’impact direct de l’énergie sur la qualité de vie urbaine. «Une énergie fiable et accessible, c’est un éclairage public performant, un meilleur accès à l’eau, une mobilité plus fluide et, au final, une ville plus sûre et agréable à vivre», a-t-il déclaré.

Au-delà des échanges, l’Africa Energy Market Place vise à lever les obstacles à l’investissement dans le secteur énergétique africain, en créant un environnement propice à la réalisation de projets durables et inclusifs. Une dynamique essentielle pour accompagner la transformation énergétique du continent.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Evariste dit :

    Commencez par électrifier 2 millions de Gabonais bande de tocards…

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