Le siège de l’Union des écrivains gabonais a servi de cadre, ce samedi 13 juin, à la cérémonie de dédicace et de présentation de l’ouvrage «Ening, la vie», coécrit par Raina Nsa Okoumba et son père, l’écrivain Okoumba Nkoghe. À travers huit nouvelles réunies en 111 pages, les auteurs invitent les lecteurs à une réflexion profonde sur le sens de la vie, la santé, les défis sociaux et les valeurs humaines.

Photo de famille à l’issue de la cérémonie de présentation de l’œuvre « Ening », le 13 juin 2026 à Libreville. © GabonReview

 

Dans une ambiance marquée par la présence d’écrivains, d’acteurs du monde culturel et de passionnés de littérature, la lignée d’auteurs ont présenté le samedi 13 juin 2026  à Libreville, une œuvre qui de 111 pages qui aborde plusieurs réalités contemporaines, notamment l’espoir, la déception, l’ingratitude, la préservation de la vie, l’automédication ou encore le pouvoir des rêves. Selon l’auteure Raina Nsa Okoumba, « Ening, la vie » est avant tout un hommage rendu à son père, figure reconnue de la littérature gabonaise. «L’objectif visé dans cet ouvrage était de rendre hommage à mon père ici présent, M. Okoumba Nkoghe. Aujourd’hui, hormis le fait qu’il a porté la littérature gabonaise à l’international, il aide les jeunes auteurs à pouvoir s’élancer», a-t-elle déclaré devant l’assistance.

Instantanés de la cérémonie : l’auteure Nsa Okoumba, le modérateur au milieu et Okoumba Nkoghe au bout de la table, une vue de l’œuvre et quelques moments de la cérémonie. © GabonReview

Pour elle, le projet est né de l’observation du travail d’accompagnement mené par son père auprès de la jeune génération d’écrivains. Une démarche qui l’a convaincu de raconter à son tour une histoire porteuse de sens.

«Ening» une essence divine pour les auteurs

L’ouvrage tire son titre du mot «Ening», qui signifie «la vie». Une notion que Okoumba Nkoghe, décrit comme un bien précieux, une essence divine qui accompagnant chaque être humain tout au long de son existence. «Ening représente une véritable rareté, un bien précieux, une essence qui nous est donnée et qui nous accompagne durant notre parcours. Elle est constituée d’affection, de joie, de bonheur, de souffrance, de jalousie, d’espoir et même de désillusion», expliquent les auteurs.

Au-delà de l’aspect littéraire, l’œuvre se veut également un outil de sensibilisation. Profitant de cette rencontre avec le public, Raina Nsa Okoumba a attiré l’attention sur certaines pratiques à risque, notamment l’automédication et le manque de suivi médical préventif. «Être en vie, c’est aussi être en bonne santé. Il est important, il est indispensable d’avoir l’habitude de faire un bilan annuel», a-t-il insisté, avant de mettre en garde contre l’usage abusif des médicaments sans prescription médicale.

Une couverture révélatrice des étapes de la vie

Elle a également expliqué le choix de la couverture de l’ouvrage, qu’elle considère comme une représentation symbolique du parcours humain. «Au niveau du soleil, on a la vie, on a l’espoir. Au niveau de l’arbre séché, on a les déceptions, la jalousie. Au niveau de la mer, on a les différentes situations de la vie. Toutes ces composantes représentent la création de Dieu», a-t-elle souligné.

L’œuvre a été bien accueillie par le public présent. Présent à la cérémonie, l’écrivain Mel Vin a salué la portée du livre et le message qu’il véhicule auprès du public, notamment des jeunes. Selon lui, voir une grande plume comme Okoumba Nkoghe continuer à transmettre son savoir et ses valeurs constitue une source d’inspiration. Il estime que cette œuvre est une invitation à la sagesse et à la quête permanente de la meilleure version de soi-même.

À travers ces huit nouvelles, les auteurs entraînent ainsi le lecteur dans des situations inspirées du quotidien, tout en l’invitant à porter un regard renouvelé sur l’existence et sur les épreuves qui jalonnent le parcours humain. «La vie est une richesse. Beaucoup ne prennent plus le temps de l’apprécier. Nous venons, à travers Ening, rappeler le sens et la valeur de la vie, l’importance de la vie et la nécessité de l’apprécier malgré les difficultés», a conclu Raina Nsa Okoumba.

Ainsi, par cette publication, Raina Nsa Okoumba et Okoumba Nkoghe offrent au public une œuvre à la fois littéraire, pédagogique et spirituelle, qui rappelle que la vie demeure le bien le plus précieux et mérite d’être préservée, célébrée et pleinement vécue.

Thécia Nyomba

 

 
GR
 

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