Éthique, déontologie, diplomatie : l’UDB forme sa nouvelle génération de députés
102 députés sur 145 : le groupe UDB détient la majorité numérique à l’Assemblée nationale. Reste à la transformer en majorité efficace. Dans un contexte de reprise des travaux parlementaires et d’examen imminent du budget 2027, le groupe de l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB) a organisé, les 11 et 12 septembre, un séminaire de renforcement des capacités destiné à ses députés, au Palais Léon Mba puis à Cocobeach, dans le département de la Noya. L’objectif affiché a été de transformer cette majorité numérique en une majorité capable de légiférer, de contrôler et d’évaluer les politiques publiques avec rigueur.

Le président du groupe parlementaire UDB, Julien Florent Assoumou Akue (au milieu) et les autres responsables à l’ouverture de la formation. © D.R.
Le groupe parlementaire de l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB) à l’Assemblée nationale veut professionnaliser davantage l’exercice du mandat de ses élus. Éthique, déontologie, pratiques parlementaires, relations interinstitutionnelles et diplomatie parlementaire ont été au menu de cette première édition, et l’initiative visait à donner à cette nouvelle génération de représentants les outils nécessaires pour maîtriser les rouages du Parlement et transformer leurs connaissances en une action plus efficace. « Une nouvelle classe de représentants au Parlement nous impose une dynamique de travail plus forte, basée sur les valeurs du respect de l’éthique et de la déontologie », a souligné le président du groupe parlementaire UDB, Julien Florent Assoumou Akue.
Installer une culture de l’amélioration continue

Des membres de l’UDB participant à la formation. © D.R.
Derrière cette formation, l’enjeu est donc moins de familiariser les élus avec leur fonction que de renforcer leur capacité à l’exercer avec méthode, rigueur et responsabilité. L’élu doit en effet légiférer, consentir l’impôt, contrôler l’action gouvernementale et évaluer les politiques publiques. D’où l’importance, pour le groupe UDB, d’une parfaite connaissance des règles et procédures qui encadrent l’activité parlementaire. « Pour l’atteinte de nos objectifs, la formation est une caution au rendement », a insisté Julien Florent Assoumou Akue, plaidant pour une dynamique appelée à se poursuivre aussi longtemps que nécessaire. La démarche entend ainsi installer une culture de l’amélioration continue dans une Assemblée nationale où les 102 élus UDB constituent un poids politique qui implique, de fait, des exigences particulières en matière de compétence et d’exemplarité.
Les différentes communications ont précisément porté cette ambition. Le Dr Marcellin Mve Ebang a rappelé, autour de l’éthique et de la déontologie parlementaire, les obligations liées à la fonction, en s’appuyant notamment sur l’article 177 du règlement de l’Assemblée nationale. Intégrité, probité, exemplarité, dignité, honorabilité, respectabilité et discipline ont été présentées comme des repères essentiels du comportement parlementaire.
Relations interinstitutionnelles et diplomatie parlementaire
Le Dr Ghislain Claude Essabe, directeur des Relations parlementaires de l’Assemblée nationale, a ensuite abordé les pratiques et relations parlementaires, avec un accent sur les mécanismes de l’activité législative et les rapports entre institutions et parlementaires. Enfin, l’ancien ministre des Affaires étrangères Noël Nelson Messone a consacré son intervention à la diplomatie parlementaire, appelée à contribuer au rayonnement du Gabon et à la défense de ses intérêts. « Au cours de ce séminaire, l’occasion m’a été donnée de partager mon expérience sur la diplomatie parlementaire, très importante pour le pays, et de rappeler la nécessité de poursuivre cette activité sous la Ve République », a-t-il déclaré, encourageant les élus à investir davantage les conférences, groupes d’amitié et organisations interparlementaires, notamment le Parlement panafricain ainsi que les réseaux de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
La présence du président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, membre de l’UDB, ainsi que des sénateurs du groupe parlementaire, a donné une dimension institutionnelle à cette initiative. La seconde journée, prévue à Cocobeach, devrait prolonger les échanges autour de nouvelles thématiques, notamment la décentralisation. À terme, l’UDB entend faire de la formation un élément permanent de montée en compétence de ses élus, avec l’ambition d’améliorer le rendement parlementaire et, au-delà, la qualité de la représentation nationale au service des populations.
















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