Faibles taux de participation : le Gabon va-t-il rendre le vote obligatoire ?
Avec un taux de participation de 70,11 %, la présidentielle d’avril 2025 fait figure d’exception dans un paysage électoral marqué par une mobilisation en berne. Au Gabon, la faible affluence aux urnes inquiète les autorités au plus haut niveau. À tel point que l’idée d’instaurer le vote obligatoire fait désormais son chemin dans les cercles décisionnels. Le président de la République a récemment invité le gouvernement à entamer une réflexion «sans tabou» sur cette éventualité.

Le Gabon va-t-il rendre le vote obligatoire face aux taux de participation sans cesse faibles ? © GabonReview
Alors que le pays s’apprête à tourner définitivement la page de la Transition ouverte fin août 2023, la participation électorale demeure l’un des défis majeurs pour les institutions. La 5e République, en gestation, se veut fondée sur une légitimité populaire forte. Or, les chiffres officiels révèlent une réalité préoccupante : sur plus de 900 000 électeurs figurant sur la liste électorale, une part significative reste à convaincre d’exercer leur droit civique.
L’embellie observée lors de la présidentielle d’avril dernier n’a pas résisté à l’épreuve des dernières législatives et locales. Les résultats provisoires de ces scrutins montrent que les campagnes de sensibilisation menées par les partis et acteurs politiques n’ont pas suffi à mobiliser les électeurs. Le sujet a d’ailleurs été abordé lors du Conseil des ministres du 23 octobre, preuve de son importance stratégique.
Tout en saluant «la maturité du peuple gabonais», Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a relevé «certaines insuffisances du dispositif électoral issues du Dialogue national inclusif», a annoncé une évaluation approfondie et des ajustements nécessaires dans le but de renforcer la crédibilité et la participation des Gabonais aux futurs scrutins. Aussi, a-t-il invité le gouvernement à «réfléchir sans tabou» sur l’éventualité de soumettre les électeurs au vote obligatoire.
Une atteinte à une liberté fondamentale
Le président de la République, qui a rappelé que le vote demeure le socle de la légitimité républicaine, attend ainsi du gouvernement dont il est le premier responsable qu’il mène «une réflexion nationale» sur le sujet. Objectif : raviver la participation citoyenne.
Toutefois, au sein du gouvernement, cette proposition ne fait pas l’unanimité. Certains membres de l’Exécutif y voient une atteinte à une liberté fondamentale : le droit d’abstention. Une loi en ce sens pourrait, selon eux, provoquer une hausse des votes blancs ou nuls, réduisant ainsi l’efficacité du dispositif. Face à ces réserves, deux leviers semblent faire consensus : le renforcement de l’éducation civique et la modernisation des procédures électorales. Ces mesures, jugées moins coercitives, pourraient encourager une adhésion plus naturelle des citoyens au processus démocratique.
À l’international, le vote obligatoire est déjà en vigueur dans des pays comme l’Australie, la Belgique, le Luxembourg, la Grèce ou Chypre. Ses partisans soulignent qu’il favorise une participation accrue et une meilleure représentativité des populations.
Le Gabon franchira-t-il ce pas ? La question reste ouverte, mais le débat est lancé.













17 Commentaires
THANKS
Quoi? Rendre la fraude électorale obligatoire? Alors là Sans Famille sera bien plein. Utilisons l’argent des élections pour l’eau potable et électricité et que les mêmes continuent à gouverner sans passer par des urnes bourrées.
La coercition , et encore de la coercition. Je partage davantage l’avis de ceux qui veulent faire de la pédagogie. Il faut rappeler aux compatriotes que voter c’est important. Choisir ses dirigeants et se tenir au fait de la gestion publique sont des actions importantes. Et comme disait Platon, le seul châtiment qui attende l’homme de bien qui refuse de s’intéresser aux affaires publiques est d’être dirigé par des gens très méchants (je reconnais cependant que même en s’intéressant à la politique, le Gabonais a déjà pu se retrouver avec des dirigeants très méchants).
Pourquoi donc le Gabonais ne vote pas ? Peut-être que le Gabonais pense que seul le président de la République est impliqué dans la définition des politiques publiques, donc seul à même de changer son ordinaire (c’est sans doute pour cela qu’il le sollicite pour tout et le remercie pour tout et n’importe quoi). Je me souviens d’ailleurs d’une vidéo d’un candidat aux législatives qui ne savait quoi répondre, à la question d’un journaliste sur son offre politique une fois élu, à part qu’il suivra la politique du président. Aussi, une fois que le président a été élu, les gabonais ne voient aucune importance à aller massivement choisir les représentants de la Nation et les membres de l’organe délibérant de la collectivité territoriale dans laquelle ils vivent bien souvent. En réponse à cela, il faut de la pédagogie sur l’importance du vote, le fonctionnement des institutions de la République et donner un coup d’accélérateur à la décentralisation (c’est en train d’être fait et c’est très bien).
L’autre raison à ce désintérêt tient probablement à la réalité de l’exercice des droits et libertés , et au déroulement des scrutins dans le pays. Comment comprendre que la plupart du temps les gabonais se voient restreindre, par des administrateurs zélés, l’exercice de certains droits fondamentaux (droit de manifester, liberté d’expression…) lorsqu’ils veulent mettre en cause la gestion publique et qu’on leur demande (les contraigne bientôt) en même temps d’aller voter ? L’exercice des droits fondamentaux du citoyen se résume à aller voter, puis à se taire le reste du temps, comme dans certaines cités grecques antiques ? Il faut libérer la liberté, comme a chanté le très Honorable (dans toutes les acceptions possibles) Akendengue. Certes la liberté n’est pas la licence. Mais si l’interdiction demeure le principe, et la liberté l’exception, alors il n’ y a pas de démocratie. Et le seul fait de glisser son bulletin dans l’urne à échéances régulières n’y changera rien.
En ce qui concerne le déroulement des scrutins, là aussi il y a beaucoup à dire. Le Gabon n’a presque jamais connu que des scrutins entachés d’irrégularités. L’opacité et la fraude sont très souvent dénoncées, et le dernier scrutin n’ y a pas échappé. Fait inédit : lors du dernier scrutin, la fraude a été dénoncée à la fois par des soutiens de la majorité et des représentants de l’opposition. On comprend aisément, au regard de cela, que le Gabonais puisse penser que voter c’est donner en réalité une parure démocratique à la fraude. Pour répondre à une telle problématique, il faut mener une politique du tout répressif, sans concession, contre la fraude et mener des actions de prévention (la discussion reste ouverte).
Mon cher Yan vous êtes à coup sûr conseiller spécial car il me semble que vous avez beaucoup de temps libre. Abrégez et résumer vos draps. Ce n’est pas trop parler qui donne raison
Voyez-vous la géométrie variable continue. Pour le même délit de détournement le civil est emprisonné et ses acolytes militaires sont dehors.
Mon cher Akoma,
Si vous voulez étancher votre curiosité à mon égard, alors je vous renvoie à mon profil LinkedIn pour avoir un aperçu de ce que je fais. Je ne dissimule rien.
En ce qui concerne le temps que je passe sur ce site, je ne crois pas qu’il soit supérieur au vôtre (je sais que certains fonctionnaires gabonais peuvent être désœuvrés les 3/4 du temps et que vous avez beaucoup de temps). Ne soyez donc pas abusé par la taille de ce texte. Il m’a fallu 5 minutes pour l’écrire. Quant à vous, il vous faut 1 minute pour le lire ou peut-être 3 minutes, en comptant de potentiels troubles de la concentration (que je soupçonne)et la dyslexie.
Enfin, sur les maths, je n’ai jamais été doué en matière de variables. Mais cela ne m’empêche de les reconnaître la plupart du temps. Et j’ai bien peur qu’on soit en présence d’une variable.
Amicalement
Ps : le but n’est pas tant d’avoir raison que de partager un point de vue en l’éclairant. Cela dit, chacun est libre de faire des déclarations non étayées…
Bonjour Monsieur Akoma Mba,
Vous ne pourrez pas avoir accès au profil LinkedIn de Monsieur Yann Levy Boussougou-Bouassa. Car il faudrait que vous-même soyez inscrit dans ce réseau professionnel.
Pour avoir accès à son profil, j’ai dû demander à quelqu’un d’imprimer son profil pour mon compte. Vous allez être surpris du parcours de ce Monsieur.
Il est à la fois juriste et politologue. Où a t-il fait son bac? Moi j’ai lu son CV.
Très sincèrement, je pense que c’est un faux compte. Celui qui s’exprime sous couvert de Monsieur Yann Levy Boussougou-Bouassa est en réalité un homme politique gabonais qui vit au Gabon. Et connu de tout le monde.
Monsieur Akoma Mba, oubliez ce Monsieur. Je vous conseille très sincèrement. Effectivement ce Monsieur a du temps libre. Ces commentaires ne font jamais moins de 500 mots en moyenne.
Bien à vous.
Cher Désiré,
J’ai très souvent lu avec beaucoup d’intérêt (ainsi que d’autres intervenants ici) Akoma Mba. Et il est, visiblement, très loin d’être le courtisan obnubilé par sa quête d’os à ronger que vous êtes. A mon avis, il est inutile d’essayer de le rallier à votre cause grotesque.
Quant à la réalité de mon existence, je pense que ceux de mes proches qui fréquentent ce lieu doivent se demander, en vous lisant, Désiré, qui est ce dément avec qui j’échange souvent et rire de vous. En ce qui me concerne, et comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, je ne vais pas démentir vos comptes ; je vais laisser la bonne foi publique me découvrir sous l’amas de vos sottises entassées.
Amicalement
Trêve de galimatias,
Permettez-moi de vous posez les quatre (4) questions suivantes :
1-. Quelle(s) est (sont) votre (vos) nom(s) et prénom (s)?
2-. Quelle est votre date de naissance?
3-. Dans quelle pays avez-vous obtenu votre baccalauréat? Précisez l’option.
4-. Quelle différence faites-vous entre la mythomanie et le mensonge?
Moi j’épouse l’idée que « la sincérité du piment est préférable à l’hypocrisie du sucre ».
Cordialement.
Je viens juste corriger un erratum pour mieux faire passer mon message : lire « contes » au lieu de « comptes ». Pour le reste, camarade , je préfère vous laisser à vos chimères. Le dément n’est pas dangereux, tant qu’il conserve sa camisole de sécurité.
cordialement
Bonjour Mesdames et Messieurs,
En psychologie, il y a deux chises qu’un individu ne peut ignorer de lui (du moins y échapper): son (ses) nom(s) et son (ses) prénom(s); et sa date de naissance.
Lorsqu’un individu est incapable de vous donner son identité et sa date de naissance, alors c’est qu’il dissimule honteusement sa véritable identité en vue de tromper.
Je vais me prêter à l’exercice.
Je suis Monsieur NGUEMA NZONG Désiré né le 06 octobre 1973 à Libreville au Gabon. Je suis bi-national et vivant en France. Je suis Fang de la province de l’Estuaire du clan Essizôk.
Ma spécialité : Economie des Institutions (spécialité Statistiques Descriptives).
Je demande à Monsieur Yann Levy Boussougou-Bouassa de se prêter à l’exercice des questions/réponses. Pour finir, j’ai une question :
Savez-vous quelle différence y a t-il entre la stupidité et le génie? Albert
Einstein vous répond que: « Le génie a ses limites ».
Cordialement.
Bonjour Mesdames et Messieurs,
En psychologie, il y a deux choses qu’un individu ne peut ignorer de lui (du moins y échapper): son (ses) nom(s) et son (ses) prénom(s); et sa date de naissance.
Lorsqu’un individu est incapable de vous donner son identité et sa date de naissance, alors c’est qu’il dissimule honteusement sa véritable identité en vue de tromper.
Je vais me prêter à l’exercice.
Je suis Monsieur NGUEMA NZONG Désiré né le 06 octobre 1973 à Libreville au Gabon. Je suis bi-national et vivant en France. Je suis Fang de la province de l’Estuaire du clan Essizôk.
Ma spécialité : Economie des Institutions (spécialité Statistiques Descriptives).
Je demande à Monsieur Yann Levy Boussougou-Bouassa de se prêter à l’exercice des questions/réponses. Pour finir, j’ai une question :
Savez-vous quelle différence y a t-il entre la stupidité et le génie? Albert
Einstein vous répond que: « Le génie a ses limites ».
Cordialement.
Désiré,
Einstein disait aussi que 2 choses sont infinies, l’univers et la bêtise… d’un certain Désiré Nguéma Nzong (j’avoue que la fin est de moi). Vous posez des questions alors que les réponses sont aussi évidentes que votre bêtise. Et comme avec votre propre bêtise, vous ne voyez pas ces réponses et préférez-vous faire des films (alimentant ainsi cette bêtise). Alors poursuivez vos chimères, camarade. Continuez à creuser votre bêtise, cher ami. Vous découvrirez sans doute des gisements de pétrole qui aideront au financement du nouveau budget du pays.
Puisque vous avez parlé de génie, l’écrivain Tolstoï déclare dans « la guerre et la paix » que les génies se distinguent des simples mortels en ce qu’ils ne font pas les choses pour eux-mêmes, mais pour l’humanité. Et moi, je dis que les génies (s’ils existent vraiment) se distinguent des courtisans (ou des Désiré Nguéma Nzong, permettez l’antonomase) en ce qu’ils ne font pas les choses pour eux-mêmes, mais pour le bien de l’humanité (ou de leur pays). Quand certains essaient de susciter d’autres approches de la gouvernance publique dans l’intérêt des populations, d’autres font le courtisan. Et que fait un courtisan ? Eh bien Montesquieu y répond (juste un rappel pour vous et pour les voyageurs fraîchement égarés dans cet espace) :
« L’ambition dans l’oisiveté, la bassesse dans l’orgueil, le désir de s’enrichir sans travail, l’aversion pour la vérité, la flatterie, la trahison, la perfidie, l’abandon de tous ses engagements, le mépris des devoirs du citoyen, la crainte de la vertu du prince, l’espérance de ses faiblesses, et plus que tout cela, le ridicule perpétuel jeté sur la vertu, forment, je crois, le caractère du plus grand nombre des courtisans, marqué dans tous les lieux et dans tous les temps… ».
Je vous attends toujours sur le fond (je ne parle pas du puits sans fond de bêtise que vous creusez au quotidien). Une fois de plus vous avez manqué une occasion de l’aborder.Dommage.
Excellent week-end
Avant d’aller sur le fond des sujets que vous vouliez abordez avec moi, je vous demande au préalable de vous présenter tel que je l’ai fait.
Je fais le serment ici de discuter avec vous sur tous les sujets auxquels vous vouliez soumettre à débat.
Désiré,
Il n’y a qu’un dément pour donner du crédit au serment d’un courtisan.
Tout à l’heure je disais qu’Einstein disait que l’univers et la bêtise humaine sont infinis. Mais Einstein déclarait aussi qu’il n’avait pas de certitude s’agissant de l’infini de l’univers. Je pense donc que votre boîte crânienne vide ne nous a pas encore dévoilé tous ses secrets. Aussi, je suis impatient de voir jusqu’où vous êtes capable de prouver la thèse d’Einstein sur l’infini de la bêtise. Continuez alors de nous régaler.
Cordialement
J’aime à ne pas me répéter. Vu que vous êtes têtu comme un âne et bavard comme un perroquet, alors je me sens contraint de recommencer la leçon.
Vous effectuez d’abord le test d’identification (de présentation) tel qu’il est proposé ci-dessus. Si vous ne consentez pas à ce préalable, il va s’en dire que rien ne m’oblige à débattre avec vous. C’est dans cette veine que j’aimerais convoquer la citation de Thomas Jefferson : « Si tu ne peux pas faire de grandes choses, fais des petites choses avec grandeur ».
Ceci étant, si vous souffrez du syndrome de « l’autruche » et de « la poule mouillée », vous ratez une belle occasion de vous guérir.
« Je vous préviens, cher myrmidon,
Qu’à la fin de l’envoi, je touche ».
Lorsque l’âge entre, l’esprit sort, disait Shakespeare. J’aurais beau vous montrer un éléphant dans un couloir que vous seriez incapable de le voir. Simple sénilité ou esprit tartuffe du courtisan ? Les deux, mon général.
Votre attitude de matamore n’impressionne que le monde à l’intérieur de votre tête. J’ai beau dire que votre crâne est vide, mais je constate en même temps que vous n’y êtes pas seul. Rassurez-vous : il reste assez de psychiatres dans l’Hexagone. Ils pourront peut-être vous proposer des pilules qui viendront s’ajouter aux pilules bleues proposées par votre gériatre et retarder le naufrage.
Voilà déjà un long moment que je vous provoque en duel. Et voilà un bon moment que Matamore regarde ailleurs en tentant de détourner l’attention du public. L’ancien a-t-il peur de l’estocade portée par Don Rodrigue ? Affirmatif, mon général. Le statisticien a évalué le risque de se faire laminer en tant que très élevé. Il use donc de sophisme pour éviter la berezina. Pathétique.
Mes infos sont publiques, tout comme les raclées intellectuelles que je vous ai administrées jusqu’ici. Je vous laisse donc entrer mon nom dans votre moteur de recherche Google, puis revenir ici recevoir, derechef, le seul châtiment qui attende l’ignorant, selon Socrate : l’instruction.
Ps : J’ai des questions auxquelles vous n’avez jamais voulu répondre. Débattre avec vous serait l’occasion de les réactualiser.
Seul le temps révèle la félonie, donc la vraie nature des Hommes.
Coridialement
Vous avez utilisé deux fois le mot « général ». Vous faites certainement référence au grade le plus élevé de l’armée de terre ou de l’air. En mer, on dit « amiral ». Malheureusement, je ne suis ni l’un ni l’autre. Je suis capitaine en marine civile (titulaire de deux permis bateau et d’une autorisation d’emettre en VHF). La navigation, c’est ma passion.
Sur ce, bon vent!