Se réclamant «homme d’honneur et de dignité», Bonaventure Nzigou Manfoumbi a annoncé sa démission à la tête de la Fédération gabonaise de boxe (Fegaboxe), lundi 4 mai 2026 à Libreville. Une décision motivée par un profond désaccord avec la gestion du mouvement sportif national, qu’il juge «sans issue».

Le président démissionnaire de la Fégaboxe Bonaventure Nzigou Manfoumbi, le 4 mai 2026 à Libreville. © Capture d’écran/Cafesportplus

 

Le président de la Fédération gabonaise de boxe (Fegaboxe), Bonaventure Nzigou Manfoumbi, a officiellement annoncé sa démission lors d’un point de presse tenu le 4 mai 2026 à Libreville, mettant un terme à son mandat à la tête de l’instance. Dans une déclaration empreinte de gravité, l’ancien patron de la boxe gabonaise a justifié son retrait par un malaise profond face à la gouvernance du sport dans le pays. «Moi, Bonaventure Nzigou Manfoumbi, homme d’honneur et de dignité, ne me reconnaissant plus dans une gestion du mouvement sportif national sans issue, présente ce jour ma démission», a-t-il déclaré.

Au cœur de ses griefs, il dénonce une politisation excessive du milieu sportif, des intrigues persistantes et un désordre qu’il estime entretenu par certains responsables. Il dénonce également l’absence de subventions pour les fédérations et leurs démembrements, ainsi qu’un manque criant de vision stratégique dans l’organisation et le développement des disciplines sportives.

Selon lui, cette situation fragilise durablement les structures sportives et compromet la préparation des athlètes de haut niveau. Il pointe notamment «l’absence d’une vision claire et pérenne», le manque de planification dans la prise en charge des sportifs, ainsi que la non-valorisation des encadreurs techniques et administratifs.

Un climat délétère dénoncé par B.N.M

Visiblement amer, Bonaventure Nzigou Manfoumbi a évoqué un «climat délétère» marqué par des diffamations et un manque de considération envers les acteurs du sport. Il regrette également que le sport gabonais soit relégué au second plan, malgré son rôle essentiel dans la cohésion sociale et le rayonnement du pays.

Sur le terrain, le constat est tout aussi préoccupant : la boxe gabonaise ne compterait plus que trois ligues actives Estuaire, Haut-Ogooué et Ngounié, illustrant les difficultés structurelles que traverse la discipline. Son mandat aura par ailleurs été marqué par des tensions internes persistantes.

En se retirant au nom de son «honneur», Bonaventure Nzigou Manfoumbi laisse derrière lui une fédération fragilisée et un sport en quête de repères. La gestion de la Fédération gabonaise de boxe revient désormais à son premier vice-président, Dickson Anguingua, ouvrant une nouvelle page incertaine pour la boxe gabonaise. 

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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