À la mairie de Libreville, la fête du Travail, célébrée vendredi 1er mai 2026, s’est déroulée autour du thème «Unis pour une représentativité syndicale constructive au service du développement national». Dans un contexte institutionnel marqué par des mutations récentes, cette commémoration, présidée par le maire, Eugène Mba, a offert un cadre de dialogue entre l’exécutif municipal et les partenaires sociaux. Elle a mis sous les feux de la rampe les enjeux liés à la gouvernance, aux conditions de travail et à la consolidation de la paix sociale.

Le Maire de Libreville, Eugène Mba, s’adressant aux agents de la municipalité lors de la fête du Travail. © D.R.

 

Événement empreint de reconnaissance et d’engagement collectif, le 1er mai 2026, marquant la fête du Travail, a été à la Mairie de Libreville sous le thème «Unis pour une représentativité syndicale constructive au service du développement national». Il a notamment réuni agents municipaux, représentants syndicaux autour du maire Eugène Mba et du Délégué du personnel, Joe Frédéric Madouta, président du Syndicat libre de la mairie de Libreville (Sylaml), qui ont successivement pris la parole pour saluer les efforts des travailleurs et tracer des perspectives d’avenir, dans un contexte de réformes syndicales récentes.

Rejet d’«un syndicalisme de confrontation, source de blocage et de retard de l’administration»

Le maire de Libreville, Eugène Mba, a salué l’engagement constant des agents municipaux, malgré les contraintes matérielles et financières. «Je voudrais vous présenter mes chaleureuses félicitations et encouragements pour les efforts constants et le professionnalisme dont vous avez toujours su faire preuve», a-t-il déclaré, non sans indiquer que «la fête du Travail est un moment de reconnaissance, de convivialité et de pétulance». Insistant sur la portée du travail comme élément de dignité et de progrès, il a souligné que «le travail est une arme puissante pour construire la dignité et le progrès des peuples». Toute l’ayant amené à appeler à une transformation qualitative de l’agent municipal fondée sur le savoir-être, le savoir-faire et le savoir-agir.

Le délégué du personnel, Joe Frédéric Madouta, président du Syndicat libre de la mairie de Libreville (Sylaml). © D.R.

Le premier édile de la capitale a également mis en exergue l’importance d’un syndicalisme renouvelé, orienté vers le dialogue et la construction. «La recherche d’une représentativité syndicale constructive est un enjeu majeur pour asseoir la paix sociale durable dans notre pays», a-t-il affirmé. Eugène Mba a évoqué les élections professionnelles du 28 avril dernier comme une avancée significative vers une légitimité syndicale fondée sur l’expression démocratique. Rejetant «un syndicalisme de confrontation, source de blocage et de retard de l’administration», il a assuré de sa volonté de répondre, «dans la limite des moyens disponibles», aux attentes des agents en matière de conditions de travail, de reconnaissance et de valorisation des compétences.

Appel à «une gouvernance responsable, rigoureuse, transparente et orientée vers les résultats» 

De son côté, le délégué du personnel, Joe Frédéric Madouta, président du Syndicat libre des agents de la mairie de Libreville (Sylaml), a livré une allocution empreinte de gravité et d’engagement. «Le 1er mai n’est pas une fête ordinaire», mais «une date chargée d’histoire, de luttes et de sacrifices», a-t-il rappelé, en inscrivant cette célébration dans une dynamique de mémoire et de responsabilité. Évoquant les crises de gouvernance ayant fragilisé l’institution municipale, il a dénoncé une instabilité récurrente. «Trop souvent, ces situations fragilisent l’administration municipale, ralentissent les projets, installent l’incertitude et impactent directement les agents municipaux», a-t-il avoué. Face à ce constat, il a lancé un appel à «une gouvernance responsable, rigoureuse, transparente et orientée vers les résultats».

Fort de la confiance renouvelée des agents à l’issue des élections professionnelles, le responsable syndical a réaffirmé l’engagement de son organisation à défendre les intérêts des travailleurs dans un esprit constructif. «Nous recevons ce mandat non comme un privilège, mais comme une mission sacrée», a-t-il soutenu, promettant un syndicat «responsable, exigeant, mais constructif», privilégiant «le dialogue plutôt que la confrontation inutile». Plaidant pour l’unité et la modernisation de l’administration municipale, Joe Madouta a tendu la main aux autorités et aux partenaires sociaux afin «d’ouvrir une nouvelle page fondée sur le dialogue, la paix sociale et le progrès partagé». 

 
GR
 

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