La première journée de la Foire agricole, 2026 a donné, ce vendredi 4 septembre, au stade de Nzeng-Ayong, un réel visage à l’ambition de promouvoir le «Made in Gabon». Organisée par La Maison de l’Entrepreneur, avec l’appui du cabinet Leseizième dirigé par Nora Kassa, l’initiative a réuni producteurs, commerçants et consommateurs autour de stands proposant une large gamme de produits agricoles locaux. Dans une ambiance conviviale et marquée par une forte affluence, les visiteurs ont pu découvrir, acheter et échanger directement avec les acteurs des différentes filières.

Les premiers clients devant le stand des bananes plantains, au stade de Nzeng-Ayong. © GabonReview

 

Le stade de Nzeng-Ayong a pris, ce vendredi 4 septembre, des airs de grand marché du «Made in Gabon». Pour sa première journée, la Foire agricole organisée par La Maison de l’Entrepreneur, avec l’appui du cabinet Leseizième dirigé par Nora Kassa, ADG, a réuni producteurs, commerçants et consommateurs autour d’un même objectif, à savoir rapprocher l’offre agricole nationale des ménages et rendre les produits locaux plus accessibles.

Dans une ambiance animée, les visiteurs ont parcouru les différents stands, découvert les productions venues de plusieurs localités du pays et profité des offres présentées comme particulièrement avantageuses. Le mot d’ordre résumait l’esprit de l’initiative : «achetez plus. Dépensez moins».

Le prix des denrées a incontestablement constitué l’un des principaux facteurs d’attraction

Pour cette première journée, le prix des denrées a incontestablement constitué l’un des principaux facteurs d’attraction. Le manioc, vendu à 150 francs CFA le bâton, la banane à 3 000 francs CFA le régime et les œufs à 3 000 francs CFA la palette, la tête de laitue à 100 francs CFA, les ananas à 500 francs ou le kilogramme d’ignames à 1000 francs, entre autres, ont suscité l’intérêt des visiteurs, dans un contexte où le coût du panier alimentaire pèse fortement sur les budgets familiaux. 

Derrière ces tarifs, les organisateurs expliquent avoir négocié directement avec les producteurs afin de réduire les intermédiaires sans pénaliser ceux qui travaillent la terre. Près de 1 000 paquets de manioc, notamment, avaient été mobilisés pour cette première opération, aux côtés de bananes et d’autres productions vivrières locales, dont la tomate, les différents types de condiments, de l’ail, du piment, de la viande de brousse.  

Des initiatives comme celles-ci sont à reproduire

Clichés de la première journée de la Foire agricole 2026 au Nzeng-Ayong. © GabonReview

Pour Nora Kassa, cette démarche dépasse la simple opération commerciale. «Nous voulons aujourd’hui que la population apprenne à manger local. Pas manger local pour manger local, manger local parce que c’est en mangeant local qu’on peut enrichir notre pays», a-t-elle indiqué. Le modèle repose sur un approvisionnement direct auprès d’un vaste réseau de producteurs, dont près de 2 000 auraient déjà été recensés, afin de garantir une présence régulière des produits et de limiter les pertes liées à leur caractère périssable. «Ça fait de l’argent qu’on envoie directement dans nos villages», a insisté l’ADG, pour qui la réussite du concept se mesure aussi à sa capacité à créer des débouchés durables pour les exploitants de l’arrière-pays.

«Des initiatives comme celles-ci sont à reproduire dans les différents quartiers de Libreville. Voyez vous-mêmes comment il y a du monde. Ça veut dire qu’il y a un vrai et réel besoin. On est fier de cette initiative, mais on aimerait qu’il y en ait plus», a commenté une mère de famille, quand d’autres souhaitaient simplement que «l’événement soit pérenne et se déroule sur plusieurs jours».

Faire de la consommation des produits du terroir un véritable élément de développement

L’engouement observé dès cette première journée semble, en tout cas, conforter les organisateurs dans leur volonté de pérenniser le dispositif. Certains produits ont rapidement attiré les foules tels que les viandes et les poissons, révélant une demande réelle pour une alimentation locale de qualité et à moindre coût. «Vu l’intérêt que la population a manifesté aujourd’hui, on ne pourra pas contenter tout le monde. Mais c’est un début», a reconnu Nora Kassa. 

Après ce lancement pilote prévu sur deux jours, La Maison de l’Entrepreneur entend désormais inscrire le marché agricole dans la durée, avec l’ambition de multiplier les rendez-vous et de faire de la consommation des produits du terroir un véritable élément de développement et permettre aux Gabonais de consommer ce qui est produit dans le pays et d’enrichir le Gabon. 

 
GR
 

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