Fonds 4, audit et gouvernance : les grands axes de la réforme annoncée de la CNAMGS
Dans son discours sur l’état de la Nation prononcé, le 15 juin, devant le Parlement réuni en Congrès, à Libreville, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a dressé un constat critique de la situation de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Inscrivant cette question dans le cadre plus large de la refondation du système social gabonais, le chef de l’État a reconnu que cette institution, pourtant essentielle à la protection des populations, connaît encore d’importantes difficultés de fonctionnement. D’où l’annonce de profondes réformes.

Brice Clotaire Oligui Nguema assure qu’il veillera personnellement à ce que cette caisse remplisse ses missions de manière satisfaisante. © GabonReview (montage)
Le président Brice Clotaire Oligui Nguema, lors de son discours sur l’État de la Nation, devant le Parlement réuni en Congrès, le 15 juin, a relevé les graves dysfonctionnements de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Il a reconnu que cette institution de protection sociale rencontre encore de nombreuses difficultés et a annoncé des réformes pour améliorer ce système de protection sociale du pays.
Le chef de l’État a déploré une situation qui affecte aussi bien les assurés que les partenaires de la caisse. «Malgré les efforts louables déjà entrepris, le fonctionnement de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale laisse toujours à désirer», a-t-il déclaré, estimant que «les assujettis et les partenaires de cette grande entité de protection sociale sont désormais désabusés». Pour lui, cette situation ne peut se prolonger et appelle à des transformations profondes afin de permettre à la CNAMGS de remplir pleinement sa mission.
660 000 contribuant ne peuvent pas soigner 1.300.000 malades
Dans cette perspective, plusieurs réformes ont été engagées, notamment à travers la mise en œuvre du Fonds 4 destiné aux travailleurs indépendants. Cette évolution vise à élargir la couverture sociale aux acteurs du secteur informel et aux petits métiers qui participent à l’économie nationale. Le chef de l’État a notamment cité les commerçantes, le personnel de maison, les coiffeuses, les vulcanisateurs ou encore les cordonniers comme des catégories appelées à intégrer progressivement de ce dispositif contributif.
Brice Clotaire Oligui Nguema a également insisté sur la nécessité d’un rééquilibrage du modèle de financement et d’une meilleure gouvernance de la caisse. «Soyons tous d’accord que 660 000 contribuant ne peuvent pas soigner 1 300 000 malades, autrement dit les gabonais économiquement faibles (GEF)», a-t-il fait remarquer, avant d’appeler à un audit du fichier des bénéficiaires afin de renforcer la viabilité du système. «Désormais, je veillerai personnellement à ce que cette caisse remplisse ses missions de manière satisfaisante», a assuré le président de la République, plaçant ainsi la réforme de la CNAMGS parmi les priorités de son action sociale.















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