Gabon : à Port-Gentil, Oligui Nguema évalue les conditions de détention des mineurs
En séjour à Port-Gentil, la capitale économique, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est rendu, le 13 avril, à la Maison d’arrêt des mineurs de la ville. Il s’agissait d’une visite d’inspection à forte portée symbolique visant à «évaluer les conditions de prise en charge des jeunes détenus et le fonctionnement global de l’établissement». En parcourant les lieux, le chef de l’État a voulu confronter la réalité carcérale à l’ambition affichée d’un système pénitentiaire plus humain.

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et sa délégation visitant la Maison d’arrêt des mineurs de Port-Gentil. © D.R.
Rendu dans la capitale économique au moment où se célèbre le premier anniversaire de son élection à la présidence de la République, le 12 avril, le président Oligui Nguema, au-delà de plusieurs activités menées à Port-Gentil, a visité, le 13 avril, Maison d’arrêt des mineurs de la ville. L’objectif de ce déplacement étant de s’imprégner des conditions dans lesquelles séjournent les jeunes privés de leur liberté et des conditions de travail.
Dans les couloirs de l’établissement, chaque espace a fait l’objet d’un examen minutieux : dortoirs, ateliers, salles de formation et zones éducatives ont été passés en revue. Le président a salué «la qualité de l’encadrement et l’engagement du personnel», et les efforts déjà consentis pour accompagner ces mineurs en conflit avec la loi. À ses yeux, cet encadrement constitue un pilier essentiel pour «favoriser la réinsertion sociale» et éviter que la détention ne devienne une impasse.
Volonté affirmée des autorités gabonaises de placer la jeunesse au cœur des priorités nationales
Mais cette satisfaction n’a pas occulté les insuffisances. Conscient de la pression croissante sur les capacités d’accueil, Brice Clotaire Oligui Nguema a insisté sur «la nécessité d’agrandir les infrastructures» et a instruit les autorités d’envisager rapidement une extension. Dans le même élan, il a plaidé pour «l’aménagement d’aires de jeux», rappelant que les activités récréatives participent à «l’équilibre psychologique des jeunes détenus». Le chef de l’État a également attiré l’attention sur les conditions de vie du personnel, préconisant la construction de logements dédiés afin de «renforcer leur présence sur le site» et de garantir un encadrement durable.
Au-delà de ses constats immédiats, cette visite s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme, où l’humanisation des structures carcérales devient un impératif politique. Cette initiative est la marque d’une volonté affirmée des autorités gabonaises de placer la jeunesse, même la plus vulnérable, au cœur des priorités nationales, tout en ouvrant la voie à des transformations réelles et durables.













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