Gabon : Albert Ondo Ossa, entre réquisitoire frontal et promesses de «libération» pour 2026
À l’aube de l’année 2026, l’opposant Albert Ondo Ossa a rompu son silence par un message radioscopique adressé à la nation. Entre une critique acerbe de la gestion des «putschistes», une dénonciation des dérives institutionnelles et sécuritaires, et l’esquisse d’un programme de redressement économique, le candidat de l’opposition en 2023 se pose en alternative radicale, appelant au départ sans délai du sommet de l’État pour restaurer un ordre constitutionnel qu’il juge usurpé.

Pour le Pr. Albert Ondo Ossa, l’année 2025 s’achève sur un constat de désolation. © GabonReview (capture d’écran)
Comme à l’accoutumée, la période des vœux est l’occasion pour les figures de proue de la scène politique gabonaise de dresser le bilan de l’année écoulée. Pour le Pr. Albert Ondo Ossa, l’année 2025 s’achève sur un constat de désolation. Dans un discours fleuve, l’ancien candidat de la plateforme Alternance 2023 a passé au crible la situation du pays, qualifiant les récents scrutins et le référendum constitutionnel d’actes «illégaux».
L’universitaire ne mâche pas ses mots à l’égard des autorités de la transition. Selon lui, le Gabon s’est enfoncé dans une «dictature» portée par une constitution taillée sur mesure. Il dénonce avec une virulence particulière la gestion du dossier de l’île M’banié devant la Cour internationale de justice, pointant «l’impréparation et l’incompétence» d’une partie de la défense gabonaise.
Sur le plan social, le Pr. Ondo Ossa touche un point sensible de l’opinion publique : la résurgence des crimes rituels. Il pointe directement la responsabilité du sommet de l’État dans l’incapacité à protéger les citoyens, notamment les enfants. «On en conclut que nous sommes en présence d’un État qui se révèle, en raison de sa complicité, active et ou passive, incapable de protéger la vie», martèle-t-il avec gravité.
L’analyse économique de l’opposant est tout aussi sombre. S’appuyant sur la dégradation de la note souveraine du Gabon par l’agence Fitch Rating en décembre 2025, il fustige « l’amateurisme » des autorités. Il critique notamment l’instauration de nouvelles taxes, dont la taxe d’habitation, qu’il promet d’abolir dès son accession au pouvoir. Pour lui, la loi de finances 2026 est «absolument fantaisiste» et ne répond pas aux besoins primaires des populations en eau et en électricité.
2026 : Le plan de «libération»
Loin de se contenter d’une critique stérile, Albert Ondo Ossa projette déjà un calendrier pour l’année 2026, qu’il qualifie de «temps de Dieu» et de «bataille finale». Son plan est structuré autour de trois axes majeurs :
- Le retour à l’ordre constitutionnel : Il exige le rétablissement des résultats de l’élection du 26 août 2023.
- Une transition flash : Une période de trois mois pour normaliser les institutions et organiser de nouvelles élections législatives et locales avant mai 2026.
- La vérité historique : La création d’un ministère de la Réconciliation nationale pour élucider les assassinats politiques depuis 1970.
En conclusion de son message, le professeur appelle à une «résistance pacifique et responsable». Pour lui, la solution au mal gabonais est unique et non négociable : «L’orientation de toutes les actions […] vers une seule fin, le départ sans délai du putschiste en chef, c’est la seule solution au problème du Gabon».
Reste à savoir comment cette posture, qui exclut tout compromis avec le régime actuel, sera accueillie par une population tiraillée entre l’angoisse du quotidien et le désir de stabilité.















1 Commentaire
Si vous n’êtes pas capable d’expliquer votre faneux plan, bouclez-la. Le ridicule ne tue pas. Pardieu! Théorie Théorie!!