‎Pour donner une traduction concrète aux engagements pris en matière d’industrialisation et de valorisation des ressources minières, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu en audience, mercredi 21 octobre à Libreville, l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès. Au menu : la coopération bilatérale, l’actualité française et les récentes décisions du conseil d’administration du groupe Eramet. 

Brice Clotaire Oligui Nguema et Fabrice Mauriès, le 21 octobre 2026, à Libreville. © Communication présidentielle

 

‎Plusieurs volets ont été au centre d’une rencontre entre le président de la République et le plénipotentiaire de France, mercredi 21 octobre à Libreville. S’agissant du volet industriel, les discussions ont notamment porté sur la transformation locale du manganèse, un dossier stratégique déjà abordé lors de la visite d’État du président français Emmanuel Macron au Gabon, les 23 et 24 novembre 2025. 

‎‎À cette occasion, le chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema avait appelé les entreprises françaises, notamment le groupe Eramet, à accompagner l’ambition gabonaise d’industrialisation et à respecter leurs engagements en matière de valorisation des ressources nationales. 

‎‎La création de valeur ajoutée comme enjeu principal 

‎‎L’enjeu demeure celui de la création de valeur ajoutée sur le territoire national, dans un pays qui entend progressivement rompre avec l’exportation de matières premières brutes. La transformation du manganèse doit notamment favoriser la création d’emplois qualifiés, le développement de formations adaptées aux besoins industriels et l’émergence de nouvelles opportunités pour les entreprises locales.

‎‎Ce dossier a déjà fait l’objet de plusieurs échanges entre les autorités gabonaises et le groupe Eramet. En janvier 2026, une réunion de suivi associant des membres du gouvernement, l’entreprise et l’ambassadeur de France avait notamment porté sur la transformation locale du manganèse, les infrastructures industrielles, l’emploi et les capacités énergétiques nécessaires à la concrétisation des projets. 

‎‎Cette nouvelle audience intervient ainsi dans la continuité du dialogue engagé entre Libreville et Paris. Au-delà des relations diplomatiques, l’enjeu est désormais de faire avancer les engagements industriels annoncés et de traduire cette coopération en retombées économiques et sociales concrètes pour le Gabon, notamment en matière d’emplois et de développement des compétences nationales.

‎Thécia Nyomba 

 
GR
 

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