Portée par une volonté commune de renforcer l’État de droit et de répondre aux défis croissants de la criminalité transnationale, la coopération entre le Gabon et l’Italie a récemment été mise en branle contre la traite des êtres humains. Du 15 au 17 juin, l’École nationale de la Magistrature (ENM) du Gabon a accueilli une formation destinée aux magistrats et aux officiers de police judiciaire. Organisée par la Scuola Superiore Sant’Anna de Pise avec le soutien de la République italienne, l’initiative témoigne de l’engagement des deux pays à mutualiser leurs expertises face à un phénomène complexe, profondément enraciné.

Les représentants de l’Ambassade d’Italie au Gabon et les bénéficiaires de la formation relative à la lutte contre traite des êtres humains. © D.R.

 

La coopération entre le Gabon et l’Italie s’est davantage raffermie, notamment dans la lutte contre la traite des êtres humains, avec l’organisation, du 15 au 17 juin, d’un séminaire de formation à l’École nationale de la Magistrature (ENM), à Libreville. Initiée par la Scuola Superiore Sant’Anna de Pise avec le soutien de la République d’Italie, cette rencontre a réuni des magistrats et des officiers de police judiciaire autour de l’enjeu du renforcement des capacités des acteurs judiciaires face à une criminalité transnationale aux conséquences profondément humaines et sociales. 

À travers cette formation, Libreville et Rome ont voulu davantage développer une réponse institutionnelle commune, plus efficace, fondée sur l’échange d’expertise et la consolidation de l’État de droit.

Engagement constant de l’Italie et du Gabon en faveur du renforcement de l’État de droit…

Lors de ce rendez-vous, l’amélioration des outils techniques et opérationnels nécessaires à la prévention, à la détection et à la répression des réseaux de traite ont figuré au cœur des échanges. La formation visait notamment, selon les organisateurs, à «améliorer la coordination entre magistrats et forces de l’ordre» afin de rendre plus performantes «les enquêtes, les poursuites et la coopération judiciaire internationale contre les réseaux criminels». Dans un environnement où ces organisations exploitent les vulnérabilités sociales et franchissent les frontières nationales, le renforcement des compétences des institutions apparaît devrait permettre une lutte durable et mieux structurée.

Et l’action s’inscrit dans une démarche plus large de partenariat entre le Gabon et l’Italie en matière de justice et de sécurité. Selon l’Ambassade d’Italie au Gabon, cette initiative illustre «l’engagement constant de l’Italie et du Gabon en faveur du renforcement de l’État de droit et de la coopération judiciaire en Afrique». Elle vient également prolonger les efforts déjà engagés, notamment à travers une précédente session de formation organisée en novembre 2025 sur la lutte contre le trafic de stupéfiants et confirme une approche continue face aux différentes formes de criminalité organisée.

Contribuer à une justice plus résiliente et mieux préparée face aux menaces qui dépassent les frontières

Pour l’Ambassade d’Italie à Libreville, la traite des êtres humains demeure «un phénomène criminel et humanitaire majeur en Afrique» marqué par des pratiques d’exploitation, telles que la «servitude domestique», le «travail forcé», «l’exploitation sexuelle» ou encore «la mendicité forcée». Face à ces réalités, la coopération entre Libreville et Rome dépasse la seule dimension sécuritaire. Elle porte également une ambition de protection des victimes et de lutte contre les mécanismes qui entretiennent ce phénomène. Par le partage de savoir-faire et le rapprochement des institutions judiciaires, les deux pays entendent contribuer à une justice plus résiliente et mieux préparée face aux menaces qui dépassent les frontières.

 

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