Gabon : l’ANBG annonce l’apurement total de 14,7 milliards francs CFA de dettes envers les universités privées
La directrice générale de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG), Paule Elisabeth Désirée Mboumba Lassy, a présenté et officialisé, le 22 avril, une série de mesures devant assainir la situation financière entre l’État et les établissements d’enseignement supérieur privés du pays. Au cœur de ces annonces, l’apurement intégral d’une dette estimée à 14,7 milliards de francs CFA, accumulée sur les années académiques 2023-2024 et 2024-2025.

La directrice générale de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG), Paule Elisabeth Désirée Mboumba Lassy, le 22 avril 2026, à Libreville. © D.R.
Face aux journalistes, le 22 avril, la directrice générale de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG), Paule Elisabeth Désirée Mboumba Lassy, a fait le point des avancées relatives à la situation financière entre l’État et les universités et grandes écoles privées du pays. Elle a fait plusieurs annonces, indiquant que la dette, estimée à 14,7 milliards de francs CFA, accumulée sur les années académiques 2023-2024 et 2024-2025, va être apurée. Une décision présentée comme l’aboutissement des instructions fermes données du chef de l’État, destinée à lever les incertitudes qui pesaient sur la continuité des études de milliers de boursiers.
«Le chef de l’État a pris la situation en main»
«Nous avions une dette de près de 14,7 milliards de francs CFA…, je me réjouis de vous informer que nous allons procéder à l’apurement total de ces arriérés», a déclaré la responsable de l’ANBG. Selon elle, les règlements sont en cours et «d’ici la fin de la semaine prochaine, tous les établissements devraient rentrer en possession des sommes qui leur sont dues», à condition, toutefois, que les factures aient été transmises et engagées dans les délais requis. Elle a précisé que les établissements n’ayant pas encore fourni ces documents ne pourront être réglés qu’au titre de l’exercice budgétaire en cours.
Cette opération concerne directement les 7209 étudiants boursiers orientés vers les universités et grandes écoles privées du pays, selon les données sectorielles. Elle met également fin à une période de fortes tensions durant laquelle certains établissements menaçaient de suspendre les étudiants concernés, faute de paiement. «Le chef de l’État a pris la situation en main…, il n’y aura pas de problème», a assuré la directrice générale, se voulant rassurante envers les familles qui redoutaient une interruption brutale des cursus académiques de leurs progénitures.
«Nous voulons nous assurer que ce qui a été envoyé correspond bien à la réalité»
Au-delà des établissements privés, l’ANBG a également annoncé une accélération du règlement des bourses pour l’ensemble des bénéficiaires. «Pour ceux du Gabon, on va payer février, mars et avril…, c’est en cours», a indiqué Paule Elisabeth Désirée Mboumba Lassy. Elle a de même fait noter que les paiements avaient déjà été effectués jusqu’en janvier. À l’étranger, où les étudiants rencontrent des difficultés accrues, un rattrapage est également engagé, avec des situations déjà régularisées jusqu’en mars dans plusieurs pays. Dans le secondaire, les paiements sont à jour, sous réserve de la transmission de documents administratifs y relatifs pour le deuxième trimestre.
Parallèlement à ces mesures financières, l’agence a renforcé ses mécanismes de contrôle afin de garantir l’efficacité de la dépense publique. La directrice a, de ce fait, annoncé que des missions sont déployées sur le terrain pour vérifier la présence effective des étudiants, leur assiduité et leur participation aux examens. «Nous voulons nous assurer que ce qui a été envoyé correspond bien à la réalité», a-t-elle expliqué, évoquant une volonté de proximité et de rigueur. Consciente des retards passés, la directrice générale a appelé à la compréhension des partenaires. «Nous n’assurons pas toujours un service de qualité…, mais nous demandons de la patience», a dit madame Mboumba Lassy, non sans rappeler que le système gabonais de bourses demeure un effort budgétaire significatif et prioritaire pour l’État.












1 Commentaire
[…] Reste à observer la tenue du calendrier. Les établissements attendent de voir si la normalisation s’installe dans la durée ou si, comme par le passé, de nouveaux arriérés se reconstitueront au gré des tensions de trésorerie de l’État. La réussite de la réforme de l’ANBG se mesurera moins à l’annonce de ce 22 avril qu’à la régularité des versements au cours des prochaines rentrées universitaires. Selon Gabon Review. […]