Gestion des carrières : le gouvernement veut en finir avec les lenteurs administratives
Le 9 avril 2026, les ministères de la Fonction publique et du Budget ont procédé à une signature groupée d’actes de gestion des agents publics. Une initiative qui vise à réduire significativement les délais de traitement des dossiers et à moderniser une administration souvent critiquée pour sa lourdeur.

La ministre de la Fonction publique et son collègue délégué au Budget, le 9 avril 2026. © Capture d’écran/Gabon 1ère
À l’initiative du ministère de la Fonction publique, en collaboration avec celui du Budget, une opération de signature simultanée des actes de gestion des agents publics a été organisée jeudi, dans le cadre de la rationalisation de l’administration publique à travers la redynamisation des guichets uniques.
Objectif affiché : mettre fin aux lenteurs administratives en regroupant, dans un même espace, les différents signataires des actes. Une méthode qui rompt avec le circuit classique des parapheurs, souvent jugé long et inefficace.
«Il est question de réduire le temps de signature des actes administratifs», a expliqué la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong. «Au lieu que les parapheurs aillent de bureau en bureau, nous avons convenu de rassembler tous les signataires dans une même pièce», a-t-elle précisé, soulignant que les directeurs généraux avaient déjà effectué les visas préalables.
Plus de 1 000 dossiers concernés
Cette opération s’inscrit dans la feuille de route des 100 jours du ministère et concerne un volume important de dossiers, estimé à plus de 1 000. Parmi les actes traités figurent notamment les titularisations, les avancements, les reclassements et les mises à la retraite.
Les actes relatifs aux catégories A seront transmis au vice-président du gouvernement pour validation finale, tandis que ceux concernant les catégories B sont directement signés par les ministres compétents.
Une coordination renforcée avec le Budget
La présence du ministre délégué au Budget, Marc Abegue, s’explique par les implications financières de certains actes. «Nous avons des actes portant reclassement et avancement automatique, qui ont des incidences financières. C’est la raison de notre présence», a-t-il indiqué.
Au-delà de l’opération ponctuelle, cette initiative traduit une volonté politique plus large : moderniser la gestion des ressources humaines de l’État et améliorer le suivi des carrières administratives.
En centralisant les signatures et en fluidifiant les procédures, l’exécutif entend ainsi répondre aux critiques récurrentes sur les lenteurs administratives et restaurer l’efficacité du service public.













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