Hydrocarbures : Clotaire Kondja passe la barre des 97 % et frise le sans-faute
Après une année d’actions soutenues marquée par la réforme du cadre légal des hydrocarbures, la relance de l’exploration pétrolière et la signature de nouveaux contrats, le ministère du Pétrole et du Gaz affiche un taux de réalisation de 97,83 %. Un bilan construit en relais sous trois ministres successifs, dont Clotaire Kondja, arrivé en janvier 2026, qui doit désormais transformer l’essai entre modernisation du secteur, sécurisation de l’approvisionnement et promotion du contenu local.

Modernisation du cadre légal, relance de l’exploration et promotion du contenu local : les chantiers du ministère du Pétrole sont en net progrès. © GabonReview
Au Gabon, la première année du mandat du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, aura été marquée par une volonté affirmée de restructurer l’action publique et de poser les jalons d’une transformation durable de l’économie nationale. Dans le secteur des hydrocarbures, cette ambition s’est traduite par des avancées notables, portées par le ministère du Pétrole et du Gaz.

Arrivé le 5 janvier 2026, Clotaire Kondja (combinaison bleue) hérite d’un bilan construit en relais avec ses prédécesseurs Abéké et Nguema Nguema, et doit désormais transformer l’essai. Ici, en avril dernier, lors de la mise en exploitation officielle du champ pétrolier de Ngongui, par le président Oligui Nguema. © D.R.
Entre le 3 mai 2025 et le 3 mai 2026, le département dirigé par Clotaire Kondja affiche un taux d’exécution de 97,83 %, illustrant une forte mobilisation des équipes techniques et administratives autour des priorités gouvernementales.
L’action ministérielle s’est articulée autour de plusieurs axes importants : la réforme du cadre légal des hydrocarbures, la relance de l’exploration pétrolière, la signature de nouveaux contrats, le renforcement des infrastructures aval ainsi que la promotion du contenu local.
Parmi les avancées enregistrées figure l’évolution de la réforme du cadre légal des hydrocarbures, dont le niveau d’exécution est estimé à 80 %. Cette réforme vise à moderniser l’environnement juridique du secteur afin de le rendre plus attractif pour les investisseurs tout en renforçant les intérêts stratégiques de l’État gabonais.
44 blocs pétroliers sollicités
Sur le plan de l’exploration, 44 blocs pétroliers ont été sollicités, dont 38 effectivement attribués, soit un taux d’attribution de 86,4 %. Ces permis couvrent une superficie totale de 93 057 km², représentant 36,5 % du domaine pétrolier national. En offshore, 31 blocs ont été attribués dans les zones deep et ultra deep water, traduisant la volonté des autorités d’intensifier la recherche de nouveaux gisements.
L’année 2025 a également été marquée par la signature de neuf contrats d’hydrocarbures, témoignant du regain d’intérêt des opérateurs pour le bassin sédimentaire gabonais.
Les cent premiers jours du gouvernement ont permis d’accélérer plusieurs dossiers jugés prioritaires. Les efforts ont notamment porté sur la sécurisation de l’approvisionnement en produits pétroliers, le renforcement des contrôles qualité, le développement des infrastructures aval, la formation des agents ainsi que l’amélioration du contenu local dans les activités pétrolières et gazières.
À travers ces résultats, le ministère du Pétrole et du Gaz entend poser les bases d’un secteur plus structuré, plus compétitif et davantage tourné vers le développement économique national.













0 commentaire
Soyez le premier à commenter.