Internet : AFRINIC sensibilise l’écosystème gabonais aux enjeux de l’IPv6
À l’initiative de Gabix, AFRINIC a présenté ses missions et ses programmes à la communauté technique gabonaise, ce jeudi 10 septembre à Libreville. L’atelier a notamment mis l’accent sur la transition vers l’IPv6, devenue incontournable face à l’épuisement des adresses IPv4, ainsi que sur le rôle du registre régional dans le développement d’un Internet plus accessible et sécurisé en Afrique.

Un moment de la rencontre. © GabonReview
AFRINIC veut mieux se faire connaître au Gabon. Le registre Internet régional pour l’Afrique et l’océan Indien a échangé, ce jeudi 10 septembre à Libreville, avec les acteurs de la communauté technique gabonaise. Organisée à l’initiative de Gabix, facilitateur de l’interconnexion locale, la rencontre était animée par Cédrik Adrien Mbeyet, chargé de la collaboration technique au sein d’AFRINIC.
L’objectif était double : présenter le rôle de cette organisation dans la gestion des ressources numériques d’Internet et mieux cerner les attentes de l’écosystème gabonais. «Nous sommes venus échanger avec la communauté technique gabonaise, identifier ses besoins et sa perception d’AFRINIC, mais également mieux comprendre l’écosystème Internet du Gabon», a expliqué Cédrik Adrien Mbeyet.
Créé en 2004 à l’initiative de la communauté technique africaine, AFRINIC est l’un des cinq registres Internet régionaux (RIR) dans le monde. Il assure notamment la gestion et l’attribution des ressources d’adressage Internet dans sa zone de couverture, tout en accompagnant le développement de l’Internet sur le continent et dans l’océan Indien.
L’IPv6 au cœur des échanges

© GabonReview
La transition vers l’IPv6 a occupé une place importante dans les discussions. Alors que les capacités du protocole IPv4 sont devenues insuffisantes face à l’explosion du nombre d’utilisateurs, de services et d’équipements connectés, l’IPv6 offre un espace d’adressage considérablement plus vaste.
Pour AFRINIC, cette évolution constitue un enjeu stratégique pour les différents acteurs de l’écosystème numérique. «Cette transition est bénéfique pour les citoyens, les gouvernements et les universités, car elle permet un accès à Internet plus rapide et sécurisé», a souligné le représentant d’AFRINIC.
Au-delà de la question technique, l’atelier a ainsi permis de revenir sur le fonctionnement de l’écosystème mondial de l’Internet et sur la manière dont les ressources numériques sont attribuées. «Il s’agissait de comprendre comment les ressources numériques d’Internet sont attribuées globalement et de comprendre le rôle des registres régionaux, qui est d’attribuer, gérer les ressources numériques d’Internet, de développer Internet et d’initier des collaborations», a indiqué Cédrik Adrien Mbeyet.
Accompagnement et montée en compétences
AFRINIC entend également renforcer son rôle auprès des communautés techniques africaines à travers différents programmes d’accompagnement. L’organisation propose notamment des formations en ligne consacrées à plusieurs modules techniques, ainsi qu’un programme de bourses destiné à permettre à des participants de prendre part à ses réunions et activités sur le continent.
À ce jour, quelque 230 boursiers issus de 50 pays africains ont bénéficié de ce dispositif. L’objectif est aussi de constituer un réseau d’ambassadeurs AFRINIC dans les différents pays couverts par l’organisation afin de mieux faire connaître ses missions et de rapprocher le registre des communautés nationales.
Le soutien aux événements organisés par ses membres, les initiatives autour de la gouvernance de l’Internet (FGI) et des technologies de l’information et de la communication (TIC) figurent également parmi les leviers mobilisés par AFRINIC.
Avec une quarantaine de collaborateurs et un siège établi à l’île Maurice, l’organisation est dirigée par un conseil d’administration. Sa démarche au Gabon traduit, au-delà de la seule gestion des adresses IP, la volonté de renforcer les liens avec les communautés techniques nationales et de favoriser leur implication dans l’évolution de l’Internet africain.
















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