En visite au quartier Montalier, dans le 1er arrondissement de Libreville, la ministre des Affaires sociales, Armande Longo épouse Moulengui, est venue en aide à une Gabonaise de 36 ans vivant dans une extrême précarité avec ses 11 enfants non scolarisés. Au-delà du soutien d’urgence apporté à cette famille abandonnée par le père des enfants, le membre du gouvernement a annoncé l’ouverture progressive de centres sociaux dans les quartiers de la capitale entre 2026 et 2029.

Âgée de 36 ans, Nathalie Bouna élève seule ses 11 enfants depuis le départ de son concubin survenu plusieurs mois auparavant. © GabonReview

 

La ministre des Affaires sociales, Armande Longo épouse Moulengui, a effectué le week-end écoulé une descente de terrain au quartier Montalier, dans le 1er arrondissement de Libreville, auprès d’une mère de 11 enfants vivant dans des conditions de grande précarité. Venue constater elle-même la situation de cette famille en détresse, la membre du gouvernement a apporté une assistance alimentaire, matérielle et médicale, tout en annonçant des mesures sociales plus larges à l’échelle nationale.

Âgée de 36 ans, Nathalie Bouna élève seule ses 11 enfants depuis le départ de son concubin survenu plusieurs mois auparavant. Hébergée dans une chambre de fortune prêtée par une compatriote, elle décrit un quotidien marqué par la misère, l’insécurité alimentaire et l’impossibilité de scolariser ses enfants, faute notamment d’actes de naissance.

« Les plus petits dorment ici, et nous, on met des pagnes au sol et on s’allonge dessus », confie-t-elle, en montrant les coins exigus de la pièce où vit toute la famille. Entre épuisement physique et détresse psychologique, la mère de famille dit vivre des nuits de pleurs face à son incapacité à offrir un avenir meilleur à ses enfants.

« J’ai 11 gosses. Malheureusement, ils ne sont pas scolarisés faute de moyens, faute d’actes de naissance aussi. Leur papa, ça fait déjà plusieurs mois qu’il est parti », explique-t-elle. Une situation qui, selon elle, a également créé des tensions au sein de sa famille. « Les parents sont fâchés parce que nous, les enfants, nous sommes têtus. Les parents ont dit que monsieur doit prendre ses responsabilités », ajoute-t-elle.

Une prise en charge d’urgence

La ministre des Affaires sociales, Armande Longo épouse Moulengui, est venue en aide à la compatriote à Montalier. © GabonReview

Face à cette situation, la ministre des Affaires sociales affirme avoir rapidement mobilisé ses collaborateurs afin de mettre en place une assistance immédiate. Selon Armande Longo, l’urgence consiste d’abord à stabiliser la famille sur les plans alimentaire et sanitaire.

« Informée de la situation de la compatriote, j’ai tout de suite activé mes collaborateurs, et nous avons convenu qu’il faut d’abord stabiliser la famille parce qu’il y a le problème d’alimentation qui est revenu avec insistance », a déclaré la ministre.

Elle a également attiré l’attention sur l’état de santé de la mère et de son bébé âgé de cinq mois. « Il y a un bébé d’à peine cinq mois que la mère n’arrivait presque pas à allaiter parce qu’elle-même est souffrante. Il faut donc d’abord la soigner ensuite l’autonomiser », a-t-elle indiqué.

Dans cette optique, les services techniques du ministère ont été instruits d’assurer un suivi social de la famille, notamment en accélérant l’établissement des actes de naissance des 11 enfants afin de permettre leur intégration dans le système scolaire.

Des centres sociaux annoncés dans les quartiers

Au-delà de cette intervention ponctuelle, Armande Longo a annoncé une mesure structurelle destinée à renforcer la prise en charge sociale des populations vulnérables dans la capitale.

« Dans le programme budgétaire de 2026 à 2029, nous allons nous atteler à ouvrir des centres sociaux dans chaque quartier », a annoncé la ministre.

Une initiative qui vise à rapprocher les services sociaux des populations les plus fragiles et à améliorer l’identification ainsi que l’accompagnement des familles en situation de détresse à Libreville.

 

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GR
 

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