Réuni en 5e congrès ordinaire le 6 juin, le Parti gabonais du progrès (PGP) a affiché sa volonté de renforcer son influence sur la scène politique nationale. Outre la réorganisation de ses instances dirigeantes, le parti de Benoît Mouity-Nzamba entend relancer son journal Le Progressiste et créer une radio, pour diffuser ses idées, mobiliser ses militants et peser davantage sur l’avenir politique du Gabon.

Benoît Mouity-Nzamba (droite), lors du congrès. © D.R.

 

Le week-end dernier, le Parti gabonais du progrès (PGP), dirigé par Benoît Mouity-Nzamba, a tenu son 5e congrès ordinaire sous le thème « Restructuration et redynamisation ». Membre de l’Internationale socialiste et de l’Alliance progressiste d’Afrique centrale, le PGP a profité de cette rencontre pour réaffirmer ses positions politiques et dénoncer ce qu’il qualifie d’«oligarchie au pouvoir» au Gabon. Selon son président, une minorité dirigeante, «création de l’impérialisme destinée à préserver ses intérêts au détriment de la grande majorité des Gabonaises et des Gabonais».

Reconquérir le terrain politique

Benoît Mouity-Nzamba a rappelé l’identité politique de sa formation : « Nous le rappelons, pour ceux qui l’auraient oublié, le PGP s’est, dès le départ, inscrit comme un parti national, détribalisé, démocratique, de masse, rassembleur et ouvert. Il est aussi un parti de gauche et un parti progressiste». Selon lui, ces principes visent à fédérer toutes les énergies positives du pays afin de parvenir à « la libération effective du peuple », qu’il estime inévitable. Le président du PGP a également dénoncé un climat de peur entretenu, selon lui, par des arrestations qu’il juge « iniques, brutales et sans fondement ».

Faisant référence aux cas d’Alain-Claude Bilie-By-Nze et de Bob Mengome, toujours détenus, il a affirmé que ces mesures ne sauraient entraver la dynamique de changement portée par son parti et ses alliés. Au-delà des prises de position politiques, ce congrès a permis aux militants de définir les principales orientations du parti pour les années à venir. Les travaux ont porté sur la révision des statuts et du règlement intérieur, l’actualisation de la ligne politique, les stratégies de mobilisation militante, l’élection du bureau national ainsi que les mécanismes de financement de l’organisation.

Bataille dans les médias ?

L’élection d’une nouvelle équipe dirigeante a été présentée comme une étape essentielle dans le processus de reconstruction et de redynamisation du parti. Selon Mouity-Nzamba, il faut relancer le parti partout où l’on pense qu’il n’est plus présent. « Partout où il y a un progressiste, il y a le PGP », a-t-il déclaré.  Le congrès a également réaffirmé la volonté du parti de renforcer son rôle au sein de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), présentée comme un cadre privilégié pour consolider l’unité de ce que le PGP appelle « l’opposition véritable ».

Parmi les résolutions adoptées figurent la relance de la coopération avec l’Internationale socialiste, la promotion de cultures agricoles, telles que la canne à sucre, le manioc, les tubercules, l’ananas, l’arachide et la banane comme sources potentielles de financement à long terme, ainsi que la relance du journal Le Progressiste et la création d’une radio du parti. Deux outils de communication présentés comme des leviers stratégiques pour diffuser ses idées, mobiliser ses militants et peser davantage sur l’avenir politique du Gabon.

 
GR
 

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