Justice : greffiers, avocats et huissiers en synergie pour renforcer la qualité du service public
Au Gabon, la modernisation du service public de la justice passe par le renforcement des compétences de ses principaux acteurs. Depuis le 22 juillet, greffiers, avocats et huissiers de justice participent à Libreville, à l’École Nationale de la Magistrature (ENM), à un atelier de formation consacré à «l’assignation et la notification à parquet ou à la mairie des actes et pièces judiciaires». Cette initiative, financée par l’État japonais avec l’appui technique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), s’inscrit dans une dynamique de professionnalisation accrue des métiers judiciaires. En ouvrant les travaux, le ministre de la Justice, Augustin Emane, a souligné qu’il s’agit d’«un cadre privilégié d’échanges, de partage d’expériences et d’harmonisation des pratiques professionnelles».

Les officiels autour du ministre de la Justice, Augustin Emane, à l’ouverture des travaux. © D.R.
Le ministère de la Justice organise à Libreville, depuis le 22 juillet, une formation destinée aux greffiers, avocats et huissiers pour améliorer les procédures d’assignation et de notification des actes judiciaires. Soutenue par le Japon et le PNUD, cette initiative vise à harmoniser les pratiques, renforcer la qualité des actes et accroître la fiabilité ainsi que l’efficacité du système judiciaire.
En lançant les travaux, Augustin Emane a rappelé que cette rencontre constitue «un cadre privilégié d’échanges, de partage d’expériences et d’harmonisation des pratiques professionnelles» entre les différents corps de métiers qui composent la chaîne judiciaire. Le ministre a insisté sur le rôle déterminant des greffiers, des avocats et des huissiers dans le fonctionnement quotidien de la justice, estimant que «la justice repose autant sur la pertinence des décisions que sur la régularité des procédures qui les précèdent». Selon lui, le professionnalisme, la rigueur et la parfaite maîtrise des règles procédurales demeurent les conditions indispensables pour renforcer la crédibilité de la justice gabonaise. Il a également souligné que «l’assignation et la notification des actes judiciaires ne constituent pas de simples formalités procédurales», mais représentent des garanties du respect des droits de la défense, du principe du contradictoire et du droit de chaque citoyen à un procès équitable.
«La qualité de la justice dépend de la compétence de tous les professionnels qui la servent»

Les officiels et les participants immortalisés à l’ouverture des travaux. © D.R.
Le directeur général de l’École nationale de la magistrature, Armand Yebé, a, pour sa part, replacé cette formation dans le cadre des réformes engagées par les pouvoirs publics à travers le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030. Il a rappelé que le sixième pilier de ce programme est consacré à la modernisation du secteur de la justice, avec pour ambition de bâtir une institution «plus efficace, plus crédible et plus proche des citoyens». Pour le responsable de l’ENM, le thème retenu n’est pas anodin. La maîtrise des règles relatives à l’assignation et à la notification des actes judiciaires conditionne directement la régularité des procédures, la protection des droits des parties, ainsi que la sécurité juridique. Il a également affirmé que «la qualité de la justice dépend de la compétence de tous les professionnels qui la servent». Ce, non sans relevé le caractère complémentaire des missions exercées par les greffiers, les avocats, les huissiers de justice et les conseils juridiques.
Conduits par plusieurs spécialistes, parmi lesquels César Apollinaire Ondo Mvé, inspecteur général des services judiciaires, et Joseph Samba, Conseiller du ministre de la Justice chargé des Greffes, les travaux doivent aboutir à une série de recommandations destinées à améliorer le fonctionnement du service public de la justice. Cette journée de formation traduit la volonté des autorités judiciaires de renforcer la fiabilité des procédures, de réduire les irrégularités et de promouvoir une justice davantage fondée sur la compétence, la coordination des acteurs et le respect scrupuleux des garanties procédurales. C’est donc la modernisation de l’institution judiciaire au bénéfice des citoyens et de la confiance dans l’État de droit qui sont en vue au terme de ces formations.















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