Portés disparus depuis le vendredi 1er mars après la réunion avec le ministre de la Fonction publique, le vice-président de la Dynamique unitaire, Alain Mouagouadi, et le conseiller du président, Thierry Nkoulou, ont été libérés ce 3 mars 2024 en matinée, selon les informations communiquées sur Facebook par les membres de la Dynamique unitaire (D.U.). Il est question d’une interpellation sans mandat par le B2.

Au centre, les deux syndicalistes «kidnappés». © D.R.

 

Ce dimanche 3 mars 2024, un apaisement est venu éclairer le ciel sombre qui planait sur l’écosystème syndical gabonais. Alain Mouagouadi, vice-président de la confédération syndicale Dynamique unitaire (D.U.), et Thierry Nkoulou, conseiller du président de la même structure, ont été libérés en matinée, après plus de vingt-quatre heures en captivité, ayant plongé le pays dans une atmosphère de tension et d’interrogations.

Les circonstances de leur enlèvement demeurent encore floues, les membres de la Dynamique unitaire n’ayant pas fourni d’explications détaillées sur le mobile de leur disparition, encore moins sur le lieu où ils étaient détenus ni sur les auteurs de leur kidnapping.

Véhicule au parking du B2

On peut toutefois lire le mur Facebook de D.U. que «des sources concordantes et anonymes disent qu’ils auraient été enlevés par les militaires de la Direction générale des Contre-ingérences et de la Sécurité militaire, communément appelée B2. En effet, il semblerait qu’après la réunion avec le ministre de la Fonction publique, Thierry Nkoulou qui était déjà dans la voiture de son camarade Koumba Cyrlin, a préféré descendre pour monter dans le véhicule de Alain Mouagouadi du fait qu’il allait dans la même direction que lui. Sur le trajet, les deux syndicalistes auraient été interceptés par les agents du B2 armés, sans mandat légal, et forcés à embarquer dans leur voiture banalisée. Actuellement le véhicule Toyota Rav4 de couleur rouge d’Alain Mouagouadi serait garé au parking du B2»

La confirmation de leur libération vient tout de même soulager bon nombre de personnes, mais elle soulève également de nouvelles questions sur les événements ayant conduit à leur disparition et sur la suite judiciaire à donner à cette affaire.

À la suite de la publication de leur libération sur la page Facebook de Dynamique unitaire, les internautes ont rapidement réagi en appelant à une conférence de presse urgente pour partager davantage d’informations et de détails sur cette réapparition, et pour exhorter les autorités à prendre des mesures immédiates pour garantir la sécurité de tous les citoyens, notamment des acteurs syndicaux.

 
GR
 

4 Commentaires

  1. CYR Moundounga dit :

    Bjr. Morceau au choix : « et pour exhorter les autorités à prendre des mesures immédiates pour garantir la sécurité de tous les citoyens, notamment des acteurs syndicaux ». Quid des autorités car le B2 ce sont les autorités ? Amen.

  2. Jean Jacques dit :

    Si pendant ce bidon dialogue vous n’exigez pas já destruction totale de cette prison parallèle dirigée par votre olingui ,ce genre des criminels vont tjrs continuer dans le pays. Meme les cancres qui faisaient du bruit les salopards de société civile, aujourd’hui ils sont dans les chambres venus député d’autres sénateurs sans la légitimité,ne parlent c’est l’argent qu’ils cherchaient .
    Ce Yama qui accusait Ali sans il ne parle plus olingui qui dirige B2 continue ses actes des dictateur.

    • Gayo dit :

      jean jacques tu es enragé parce que les institutions représentent maintenant tous les gabonais alors que sous ton maitre ibubu c’était réservé aux roitelets franc-maçons et criminels rituels adeptes du Vaudou comme toi. Le Gabon est libéré de votre sorcellerie et de votre emprise satanique. c’est pourquoi le sénat et l’assemblée nationale ne sont plus fermés pour à société civile. Ils sont plus légitimes que tes députes et ton Ali Bongo élus par 3 personnes quand le reste de la population boycottait vos élections truquées. Ton Ali Bongo qui a perdu face à A2O et qui a transformé ses 34% de suffrage en 64% n’a jamais été légitime, même tant que député où il se retrouvait candidat unique par l’intimidation et la menace. Dans moins de deux ans, on verra si réellement à Bongoville, aucun autre gabonais ne veut être député que les Bongo comme Ali et sa fille ont voulu nous faire croire en se faisant uniques candidats.

  3. Akoma Mba dit :

    Le B2 se croit tout permis en République bananière. Ces militaires qui ont libéré le peuple et qui nous assassinaient après chaque élection volée par les Bongo vroient que le peuple leur est redevable. Et si le peuple continue à mendier auprès du CTRI et leur faire croire que nous leur sommes obligé, les voyous du B2 continueront à se conduire comme une mafia

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