Devenue virale sur les réseaux sociaux ces derniers jours, la bagarre entre de jeunes filles à Lambaréné a pris une tournure judiciaire. Quatre d’entre elles ont été placées sous mandat de dépôt. Selon des sources judiciaires, le différend trouverait son origine dans la découverte d’une relation amoureuse entre deux membres d’un groupe WhatsApp où les protagonistes échangeaient sur leur vie sentimentale et sexuelle.

Les deux protagonistes pendant l’altercation. © Capture d’écran/Facebook

 

Quatre jeunes filles ont été placées sous mandat de dépôt à la prison centrale de Lambaréné, dans la province du Moyen-Ogooué, à la suite d’une rixe filmée dont les images ont largement circulé sur les réseaux sociaux. L’affaire implique seize jeunes filles âgées de 16 à 25 ans, présentées mercredi devant le parquet après plusieurs jours d’enquête.

À l’origine de cette procédure judiciaire figure une vidéo montrant une jeune fille violemment prise à partie par une autre, sous le regard de plusieurs personnes présentes sur les lieux. Alerté par la diffusion des images, le procureur de la République près le tribunal de Lambaréné, Alec Patrick Ibinga, a ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête ayant conduit à l’interpellation des différentes protagonistes par les services du commissariat de police d’Isaac.

Une relation amoureuse à l’origine

Selon des sources judiciaires rapportées par l’Agence gabonaise de presse (AGP), les tensions ayant conduit à cette agression seraient nées au sein d’un groupe WhatsApp réunissant plusieurs jeunes filles de la ville. Celles-ci y échangeaient régulièrement sur leur vie sentimentale, amoureuse et sexuelle. Le conflit aurait éclaté après la découverte d’une relation amoureuse impliquant deux participantes du groupe, suscitant des dissensions qui se sont progressivement aggravées.

Les protagonistes auraient alors décidé de régler leurs différends par une confrontation physique organisée à Petit Paris 3, dans le deuxième arrondissement de Lambaréné. Plusieurs jeunes filles du quartier auraient pris part ou assisté à cette altercation.

Coups et blessures volontaires et non-assistance à personne en danger

Sur le plan judiciaire, les deux principales protagonistes sont poursuivies pour coups et blessures volontaires. La jeune fille ayant filmé la scène ainsi qu’une autre personne sont poursuivies pour complicité. Les enquêteurs leur reprochent notamment d’avoir enregistré les faits sans chercher à intervenir pour faire cesser l’agression.

Par ailleurs, quatre autres jeunes filles ont été déférées pour non-assistance à personne en danger. Toutefois, elles ont été remises en liberté en raison de leur jeune âge. Trois personnes ont bénéficié d’une liberté provisoire, tandis que trois autres ont été mises hors de cause et comparaîtront en qualité de témoins lors de l’audience fixée au 25 juin prochain. Certaines personnes considérées comme de simples passants ont également été relaxées.

Cette affaire relance le débat sur les violences entre jeunes et le rôle des réseaux sociaux dans l’amplification des conflits, alors que la justice entend désormais établir les responsabilités de chacune des personnes impliquées.

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment