«Le putschiste en chef va s’en aller » : Ondo Ossa annonce la fin du régime
Dans un discours fleuve diffusé le 19 novembre 2025, Albert Ondo Ossa a rompu son silence, livrant un réquisitoire implacable contre les autorités de transition, qu’il accuse de conduire le Gabon «comme un bateau ivre sans gouvernail». Démolition méthodique du bilan politique, institutionnel, économique et social, dénonciation d’une justice instrumentalisée, mise en cause frontale du projet de budget 2026, et appel ouvert à la rupture : l’universitaire prédit la chute imminente du régime et annonce son retour au pays pour ce qu’il nomme «l’épilogue» de la séquence politique ouverte le 30 août 2023.

Albert Ondo Ossa sur YouTube : «le putschiste en chef va s’en aller avec tout ce qu’il aura tenté d’instituer par la fraude, le mensonge et la roublardise. […] La luta continua ! Hasta la victoria siempre !» © GabonReview (capture d’écran)
Après des mois de silence stratégique, le Pr. Albert Ondo Ossa est revenu sur la scène publique avec une adresse de 38 minutes diffusée sur YouTube le 19 novembre 2025. Un discours-raz-de-marée, ciselé comme une plaidoirie, dans lequel l’ancien candidat consensuel de l’opposition démolit méthodiquement le bilan institutionnel, politique, économique et social des autorités de transition. Un réquisitoire au vitriol, sans concession ni détour, qui fracture de nouveau le paysage politique gabonais. Il appelle le peuple gabonais à se tenir prêt.
Un pays livré à l’errance, un pouvoir sans boussole
Dès l’entame, l’ancien candidat consensuel de l’opposition place la barre haut : «Le pays évolue tel un bateau ivre sans gouvernail.» Pour lui, la transition n’est qu’une illusion d’alternance, le prolongement à peine masqué du système Bongo-PDG : «Ils ont manipulé le putschiste en chef, un factotum, sans compétence, sans vision et sans boussole, un véritable bouche-trou.»
Ondo Ossa qualifie la promesse de restauration institutionnelle de «mascarade orchestrée pour préserver un système de prédation et de corruption.»
Le tableau qu’il dresse des institutions est accablant : justice à deux vitesses, violations répétées du droit, libertés confisquées, procès sélectifs. Le jugement de Sylvia et Noureddin Bongo symboliserait selon lui l’instrumentalisation judiciaire : «On livre à la vindicte populaire Sylvia Bongo et son fils alors que le mal est ailleurs.» Et de dénoncer les responsables cités mais jamais entendus, «protégés par un tribunal qui empêche de prononcer certains noms.»
Un budget qualifié de «fantaisiste», une économie au bord du gouffre
Sur le plan économique, le réquisitoire devient méthodique et implacable. Ondo Ossa fustige le Projet de loi de finances 2026, qu’il juge totalement déconnecté de la réalité : «Fixé à 7 233,3 milliards de francs CFA, ce budget ne repose sur aucune rationalité : tout relève de la magie.»
Le professeur d’économie interpelle frontalement le ministre de l’Économie : «Où a-t-il pêché un taux de croissance de 7,9% quand le FMI prévoit 2,6% et la Banque mondiale 2,4% ? »
Et il qualifie d’«absurde» la prévision du service de la dette estimé à 1 676,7 milliards alors que la dette publique file vers 82% du PIB. Un cadrage budgétaire qu’il juge «mal ficelé, amateur et dangereux, synonyme d’appauvrissement accéléré des ménages.»
Une société à vif, un chômage de 50 % chez les jeunes
L’analyse sociale livrée par Albert Ondo Ossa se fait glaçante : retraités sans pensions, hôpitaux exsangues, étudiants abandonnés, précarité entretenue, favoritisme et tribalisme comme mode de gouvernance.
«Un pouvoir égoïste, vorace et sectaire plonge le pays dans la misère,» accuse-t-il, estimant la pauvreté à 37,8% selon les prévisions de la Banque mondiale. Et de tirer la sonnette d’alarme sur la situation de l’emploi : «un taux de chômage de l’ordre de 50 % chez les jeunes», affirme-t-il. Cette estimation, placée au cœur de son réquisitoire contre le pouvoir en place, illustre à ses yeux l’ampleur de la défaillance économique et sociale du pays. Il met en cause une politique de l’emploi inexistante ou inefficace, qui laisse une génération entière dans l’exclusion et la précarité.
Hypothèse d’un basculement institutionnel
Sa conclusion prend des accents de rupture : «À partir de maintenant, toutes vos paroles et tous vos actes doivent concourir à une seule chose : le départ du putschiste en chef et de sa clique de mafieux», demande-t-il à son public. Et son avertissement se fait personnel : «Je suis informé de tous les complots visant ma famille. Qu’ils sachent que tout n’est jamais permis.»
Dans la séquence finale de son discours, Albert Ondo Ossa franchit un cap décisif en annonçant ce qu’il présente comme la fin imminente du régime en place. Dans un ton solennel, il promet un basculement politique proche, affirmant que son «retour au Gabon est imminent et l’épilogue est proche». Il appelle ouvertement à une mobilisation active du peuple pour provoquer «le départ du putschiste en chef et de sa clique de mafieux», avant de prédire la disparition de l’architecture institutionnelle actuelle : «le putschiste en chef va s’en aller avec tout ce qu’il aura tenté d’instituer par la fraude, le mensonge et la roublardise», citant notamment la Constitution, la Ve République, les élections et le budget 2026. Une posture offensive, qui fait de ce discours non plus une analyse, mais un acte politique de rupture.
















7 Commentaires
Le professeur ne se lasse pas de fausses prophéties. On aimerait bien un autre Gabon que celui du recyclage des péagistes. Mais là Ondo Osso tu n’es plus sérieux avec tes incantations. On aurait eu de gouvernance plus grave si un homme en permanence dans des rêves irréalistes de fausses analyse couplé d’un ego si grand avait pris le pouvoir.
@Gayo, basseh 👍🏾
@Gayo. Et tu est fier du désordre fait depuis 2 ans par le nouveau Noureddin, un certain AMM ? Tu es fier d’avoir 2 nouvelles Sylvia avec leurs fondations ? Tu es fier des dernières législatives avec les carnets de procuration ?
Relisez l’Article 40 de la Constitution et soyez attentif sur le discours du Chef de l’Etat sur l’impunité zéro en République gabonaise. Par ailleurs, le Code civil en République gabonaise n’interdit pas la polygamie. La nouvelle Constitution (que vous avez voté, je suppose) précise en son article 25 que: Le mariage, union entre deux personnes de sexe opposé, en est le support. Ils sont
placés sous la protection de l’Etat. Au moins, notre Président de la République assume parfaitement ses deux (2) épouses. F. Mitterand a, quant lui, résisté au secret de sa double vie. Donc trêve de gallimatias
L’article 21 mentionne la chose suivante: Toute personne a
droit à la liberté d’association. La fondation est un
organisme de droit privé à but non lucratif de type
culturel, pédagogique ou scientifique. Monsieur Maganga O.
Vous pouvez aisément créer une fondation. Je vous conseillerai celle dont le but serait la lutte contre la dyslexie, la mauvaise foi, la mythomanie et la pause de
neurones et de cortex. Le jeu de Monopoly qui s’est déroulé pendant plusieurs années devrait vous éclairer sur les dérives d’une oligarchie fondée sur l’irresponsabilité collective.
Pour finir, s’agissant des élections législatives. Supposons un référendum (ou un sondage sur un échantillon
de 1000 gabonais.es) portant la question suivante: Pour
quel parti politique voteriez-vous aux législatives? Si l’UDB est l’alternative préférée à toute autre par une
majorité, alors cette alternative doit être élue. C’est le principe de Condorcet. En l’absence d’urnes bourrées.
« Les esprits forts parlent d’idées; les esprits faibles parlents des gens » F.D. Roosvelt.
Pauvre Gayo. Comme bon gabonais aucun esprit critique mais l’insulte facile comme bon mouton béni oui oui. Vous appartenez sûrement à la bande Ossimane lors de leur débat avec Billie bi Nzé. Raisonner fait évoluer
Akoma MBA, je n’ai insulté personne. C’est Mon opinion sur l’attitude, les incantations et les analyses ratés pour un professeur. Vous partagez au moins un point commun, le mépris de la démocratie et du sentiment des gabonais. Si vous étiez des démocrates, vous auriez compris que les gabonais ont tourné la page de l’élection de 2023. Qu’Oligui malgré ses égarement à la légitimé du mandat qu’il poursuit. Vous et monsieur le professeur vivez dans un monde irréel et méprisez les gabonais sinon vous aurez changé de disque. Les mêmes gabonais qui ont élu le professeur par défaut, sont les mêmes gabonais qui ont élu Oligui, toujours par défaut, mais apparemment avec plus d’engouement à voir le taux de participation. Même si c’est le Diable que les gabonais élise, si Dieu reste les choix dangereux des hommes pourquoi c’est vous qui voudriez faire partir le diable si c’est le peuple qui le veut. Des démocrates de façade qui ne comprennent le sens et l’esprit de la démocratie: laisser le peuple dans ses choix, même si c’est pour aller se noyer. Vous et Ondo Ossa vous croyant plus intelligent rejetez la volonté et le sentiment du peuple. Des loups dictoriaux qui se drappent de la peau d’agneau de la démocratie. Le Gabon allait être plus divisé avec Ondo Ossa. Ceux d’Alternance 2023 qui l’ont choisis se sont alignés avec le nouveau pouvoir. On ne lui demande pas de faire autant, mais d’avoir la descence de considérer le fait d’être mis en minorité et montrer sont désaccord dans le respect du choix majoritaire qui doit s’imposer lorsqu’on respecte ses pairs et son peuple.
Mon cher Gayo Akoma Mba ne revient pas sur les fausses élections de 2023 car il fallait être dupe comme Ondo Ossa et plus de 90 pour cent qui n’avait pas su voir que les élections présidentielles de 2023 allaient aboutir en coup d’Etat et que les militaires allaient promettre de remettre le pouvoir aux civils. Où en sommes-nous? UDB-PDG Alliances