«Le Testament» : Serge Abessolo au cœur d’une bataille d’héritage
Un décès annoncé, une fortune convoitée et une fratrie dont le deuil aiguise les appétits. Avec «Le Testament», du réalisateur burkinabè Adama Roamba, Serge Abessolo retrouve le grand écran dans une comédie familiale portée par une distribution africaine. Une sortie est annoncée le 6 novembre dans les salles Majestic Cinéma, en Côte d’Ivoire.

Serge Abessolo aux côtés de Françoise Remarck, la ministre de la Culture et de la Francophonie de Côte d’Ivoire, le 29 octobre 2026, à l’avant-première du long métrage «Le Testament», à Abidjan. © D.R.
Chez les Tapé, la disparition du père réveille des ambitions bien terrestres. Réunis au village, ses enfants ont les yeux tournés vers l’héritage. Sous les apparences du recueillement, chacun avance ses pions. Mais le patriarche a préparé un testament qui pourrait bouleverser leurs calculs. C’est dans cette famille travaillée par la convoitise que le comédien gabonais Serge Abessolo prend place, aux côtés notamment de Michel Gohou, Willy Dumbo, Amoutati et Clentélex.

Serge Abessolo avec les autres acteurs du «Testament». En haut, l’affiche donne le ton : «Ils pensaient toucher l’héritage du siècle». © D.R.
Dans Le Testament, Serge Abessolo incarne Alphonse Tapé, l’un des quatre enfants du patriarche dont la succession attise les convoitises. Comme ses frères Michel et Abass et sa sœur Chantou, il entend profiter de la fortune paternelle. Derrière les apparences du deuil, son personnage participe ainsi à cette bataille familiale où chacun convoite l’héritage, sans savoir que les dernières volontés du père vont contrarier les ambitions de ses descendants.
Produite par Les Studios Indigo, cette réalisation d’Adama Roamba fait des rivalités successorales le ressort d’une comédie où les liens du sang sont mis à l’épreuve de l’argent. L’intrigue promet des affrontements, des manœuvres et des surprises autour d’une question aussi simple que dérangeante : que reste-t-il de l’attachement familial lorsqu’une fortune est à partager ?
Le rire à l’épreuve des intérêts
Le Testament est une œuvre qui joue sur plusieurs registres : «C’est un film à la fois drôle, grave et révélateur de la nature humaine. On rit, on s’indigne, on réfléchit», explique Serge Abessolo. Le comédien y salue également le travail des producteurs Karamoko Pape Touré et Nameïta Lica Touré.
Cette lecture donne une indication de l’ambition du film, dont la réception reste à apprécier lors de sa sortie. Au-delà des situations comiques, les disputes d’héritage offrent une matière propice à explorer les rapports entre frères et sœurs, les fidélités affichées et les intérêts dissimulés. Le testament devient alors l’instrument par lequel les intentions de chacun risquent d’être révélées.
Serge Abessolo à l’écran, et le public gabonais ?
Avec Le Testament, Serge Abessolo poursuit ses collaborations avec des cinéastes du continent. Après avoir incarné Modou Fall dans Une si longue lettre, adaptation du roman de Mariama Bâ réalisée par la Sénégalaise Angèle Diabang, le comédien gabonais passe du drame à la comédie sous la direction du Burkinabè Adama Roamba. Deux rôles qui permettent au public de le découvrir dans des registres différents et donnent une nouvelle visibilité à son parcours au-delà du Gabon.
La présence du comédien soulève aussi une question concrète : quand pourra-t-on découvrir le film au Gabon ? La sortie annoncée le 6 novembre dans les salles Majestic Cinéma concerne la Côte d’Ivoire. Les informations disponibles ne précisent, à ce stade, aucune programmation gabonaise. Une projection locale permettrait au public de découvrir ce nouveau rôle d’Abessolo et de juger sur pièce cette comédie dont il défend le mélange de rire et de gravité.

















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