L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) a mis en demeure Les Sucreries du Gabon à l’issue d’une inspection inopinée menée le 27 juin dernier dans son unité de production du Haut-Ogooué. Sans citer officiellement l’entreprise, l’Agence décrit un établissement de production de sucre de canne dans cette province, seul profil correspondant à cette société. L’inspection a mis au jour plusieurs manquements en matière d’hygiène et de stockage, ainsi que la présence de nombreux produits périmés.

Des produits entrant vraisemblablement dans la production du sucre de canne stockés dans de mauvaises conditions. © Agasa

 

L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) a annoncé avoir procédé, le samedi 27 juin 2026, à une inspection inopinée dans un établissement agroalimentaire spécialisé dans la production de sucre de canne, à la suite d’une alerte sanitaire. Si le communiqué officiel s’abstient de nommer l’entreprise concernée, les éléments fournis désignent sans ambiguïté Les Sucreries du Gabon, anciennement SUCAF Gabon, unique producteur de sucre de canne du pays, installé dans la province du Haut-Ogooué.

À l’issue de cette mission conduite par les équipes de la délégation provinciale de l’Agasa, l’entreprise a été mise en demeure de se conformer à la réglementation sanitaire en vigueur.

Plusieurs manquements relevés, des analyses avant d’éventuelles sanctions

Selon l’Agence, les inspecteurs ont constaté «des défauts d’hygiène dans les locaux de production et de stockage», mais également «la présence de 172 intrants et de 10 réactifs de laboratoire dont les dates limites d’utilisation étaient dépassées».

L’Agasa fait aussi état de «manquements aux exigences réglementaires relatives aux conditions de stockage des intrants», autant d’irrégularités jugées suffisamment sérieuses pour justifier une mise en demeure de l’industriel.

Un contrôleur de l’Agasa en pleine mission d’inspection au sein de l’entreprise. © Agasa

Afin d’évaluer les éventuelles conséquences de ces dysfonctionnements sur les produits commercialisés, des prélèvements de sucre ont été réalisés sur les produits finis. Ceux-ci feront l’objet d’analyses physicochimiques et microbiologiques.

L’Agence précise que les résultats de ces analyses permettront «d’apprécier la conformité des produits concernés et, si nécessaire, de déterminer les mesures administratives appropriées».

À ce stade, aucune mesure de retrait de produits ni de suspension d’activité n’a été annoncée. L’Agasa attend les conclusions des laboratoires avant de se prononcer sur d’éventuelles sanctions complémentaires.

Une réglementation appliquée à tous les opérateurs

À travers cette opération, l’Agence insiste sur l’égalité de traitement entre les opérateurs économiques.

«La sécurité sanitaire des aliments ne connaît ni exception ni différence de traitement. Chaque établissement, quelle que soit sa taille ou son activité, est soumis aux mêmes exigences réglementaires lorsqu’il s’agit de protéger la santé des consommateurs», rappelle-t-elle en préambule de son communiqué.

Elle réaffirme également que «la réglementation s’applique avec la même rigueur à l’ensemble des établissements contrôlés», soulignant que chaque inspection poursuit «un objectif unique : garantir aux consommateurs des produits sûrs et conformes».

Rachetées par le groupe turc MFB, Les Sucreries du Gabon exploitent des plantations industrielles de canne à sucre ainsi qu’une usine de transformation dans le Haut-Ogooué. L’entreprise commercialise notamment les marques Reine et Princesse Tatie, qui dominent le marché national du sucre.

 
GR
 

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