Lettre posthume et accusations de harcèlement : trois responsables du CIRMF en garde à vue
L’enquête ouverte après la mort de Graciella Mamboundou Maroga, employée du Centre interdisciplinaire de recherches médicales de Franceville (CIRMF), connaît un nouveau développement. Trois responsables de l’institution, dont un médecin et deux chefs de service, ont été interpellés et placés en garde à vue. La justice cherche à vérifier les accusations de harcèlement et de pressions professionnelles contenues dans une lettre attribuée à la défunte.

Graciella Mamboundou Maroga se serait suicidée suite à un profond mal-être lié à son environnement professionnel. © GabonReview (montage)
L’enquête sur le décès de Graciella Mamboundou Maroga a enregistré de nouvelles avancées ces derniers jours à Franceville, dans la province du Haut-Ogooué. Selon des informations publiées par le quotidien L’Union, trois responsables du Centre interdisciplinaire de recherches médicales de Franceville (CIRMF) ont été interpellés puis placés en garde à vue dans le cadre des investigations ouvertes après la mort de cette employée de 33 ans.
Les personnes concernées sont un médecin ainsi que deux chefs de service. Après leur audition dans les locaux de l’antenne provinciale de la Police judiciaire (PJ) du Haut-Ogooué, les enquêteurs ont décidé de poursuivre les investigations afin d’établir les éventuels liens entre les faits dénoncés par la victime et le drame survenu à son domicile.
Cette procédure judiciaire intervient quelques jours après la découverte du corps sans vie de Graciella Mamboundou Maroga à son domicile du quartier Hibiscus, dans le deuxième arrondissement de Franceville. Les premiers éléments de l’enquête privilégient la thèse du suicide. Une lettre attribuée à la jeune femme aurait été retrouvée sur les lieux. Dans ce document adressé à ses proches, elle évoquerait un profond mal-être lié à son environnement professionnel et dénoncerait notamment des pressions psychologiques ainsi que des faits présumés de harcèlement moral subis dans le cadre de son activité au sein du CIRMF. Plusieurs collaborateurs y seraient nommément cités.
Des accusations au cœur de l’enquête
Les trois responsables placés en garde à vue figureraient parmi les personnes mentionnées dans cette correspondance. Les enquêteurs s’emploient désormais à vérifier la réalité des allégations formulées par la défunte et à déterminer si les conditions de travail qu’elle décrivait ont pu contribuer à son passage à l’acte.
Les auditions menées ces derniers jours visent également à recueillir les témoignages des collègues et responsables de la victime afin de reconstituer le contexte professionnel dans lequel elle évoluait. Les investigations portent notamment sur d’éventuels faits de harcèlement, de pressions hiérarchiques ou de dégradation du climat de travail.
Une comparution attendue devant le juge d’instruction
Les trois personnes mises en cause devraient être présentées ce mardi devant le magistrat instructeur près le tribunal de première instance de Franceville. Cette étape judiciaire permettra de décider des suites à donner à la procédure et d’éventuelles mesures coercitives.
Au-delà de l’émotion suscitée par ce drame dans la capitale provinciale du Haut-Ogooué, l’affaire relance le débat sur les risques psychosociaux et le harcèlement moral en milieu professionnel. Alors que la justice poursuit son travail, de nombreuses interrogations demeurent quant aux circonstances exactes ayant conduit au décès de la jeune employée du CIRMF.















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