Le Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) a lancé, ce mardi 2 juin, dans les colonnes du quotidien L’Union, un appel pressant à l’endroit des familles et des proches de défunts dont les dépouilles sont abandonnées dans son service de thanatopraxie. Révélant une situation préoccupante au sein de ce service, l’établissement indique que depuis plus de six mois, il conserve dix-neuf corps, certains identifiés, d’autres non, en attente de reconnaissance ou de prise en charge par leurs familles. 

Les familles des 19 corps abandonnés à la morgue du CHU de Libreville (photo) sont invitées à se manifester avant le 15 juin. © D.R.

 

Les responsables du CHUL de Libreville ont annoncé, ce mardi 2 juin, via le quotidien L’Union, que son service de thanatopraxie dispose de 19 dépouilles non réclamées. Dès lors, ils lancent un appel urgent aux familles pour récupérer ces corps abandonnés dans ce service. L’hôpital alerte donc sur une situation préoccupante, d’autant plus que ces corps y sont conservés depuis plus de six mois, certains identifiés et d’autres non.

La situation que vit le CHUL traduit à la fois des contraintes sociales et administratives. D’une part, certaines familles, confrontées à des difficultés financières ou à des situations d’abandon, tardent à récupérer les corps de leurs proches. D’autre part, l’absence d’identification formelle, pour certains défunts, complique davantage le processus. Des réalités qui contribuent à la saturation progressive du service de conservation des corps, avec des implications directes sur les capacités de l’hôpital.

Face à cette accumulation, le CHUL insiste sur l’urgence d’une mobilisation des familles. L’établissement invite toute personne susceptible de reconnaître l’un des défunts ou à la recherche d’un proche disparu à se rapprocher de ses services. L’objectif est de permettre aux familles de procéder aux rites funéraires, dans des conditions dignes, et de libérer les espaces nécessaires au bon fonctionnement de ce service hospitalier.

Un ultimatum a été fixé au lundi 15 juin 2026. Passé ce délai, le CHUL se réserve le droit de procéder à l’inhumation des corps à titre d’indigents. Cet appel public s’inscrit ainsi dans une démarche humanitaire et pragmatique et vise à concilier respect des défunts et impératifs de gestion hospitalière.

 
GR
 

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