Les travaux routiers engagés dans plusieurs quartiers de Libreville passent aussi par la libération des emprises et le déplacement de certaines familles. À Akémi-Ndjogoni et à la Baie des Cochons, 79 ménages doivent ainsi se partager 560 millions de FCFA d’indemnisation. Les premiers titres de paiement ont été remis ce jeudi 20 août, avec des dédommagements pouvant atteindre 47 millions de FCFA.

Face aux familles concernées, l’heure des indemnisations : 560 millions de FCFA doivent être répartis entre 79 ménages d’Akémi-Ndjogoni et de la Baie des Cochons. © D.R.

 

À mesure que les chantiers routiers avancent dans Libreville, se pose une question sensible : que deviennent les propriétaires dont les habitations se trouvent sur le tracé des futurs aménagements ? À Akémi-Ndjogoni et à la Baie des Cochons, l’État vient d’apporter une première réponse financière. Au total, 79 familles affectées par les travaux doivent bénéficier d’une enveloppe de 560 millions de FCFA.

Mays Mouissi entouré de la gouverneure de l’Estuaire, de Patrice Revangue Zavrosa (Holding ACK) et d’un huissier de justice lors de l’opération d’indemnisation. © D.R

Les titres de paiement ont été remis jeudi 20 août par le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, au cours d’une cérémonie organisée en présence de la gouverneure de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba. Ces documents devront être présentés aux services du Trésor public afin de permettre le versement effectif des indemnisations.

Les montants varient en fonction de l’évaluation des habitations et des biens concernés par les emprises. Selon les informations communiquées par le ministère du Logement, certains propriétaires doivent percevoir jusqu’à 47 millions de FCFA. L’enveloppe globale représente une moyenne arithmétique d’un peu plus de 7 millions de FCFA par famille, un chiffre qui ne préjuge toutefois pas des montants individuels, nécessairement différents selon les biens évalués.

À la Baie des Cochons, une première vague

L’opération s’inscrit dans le programme d’aménagement routier engagé dans plusieurs secteurs de Libreville. À la Baie des Cochons notamment, les autorités avaient annoncé la libération d’emprises publiques nécessaires à la réalisation d’un réseau routier destiné notamment à améliorer les liaisons entre le marché de Mont-Bouët, le centre-ville et le boulevard Bessieux.

Cette perspective avait placé la question des indemnisations au cœur des préoccupations des riverains concernés. Avant les démolitions, le ministère du Logement avait engagé des échanges avec les populations sur la délimitation des emprises, l’identification des personnes impactées et les modalités de compensation.

Les 560 millions de FCFA annoncés ne ferment cependant pas tous les dossiers. À la Baie des Cochons, il ne s’agit que d’une première phase d’indemnisation. Une deuxième vague est annoncée, les dossiers correspondants étant encore en cours de traitement et de validation.

À Akémi-Ndjogoni comme à la Baie des Cochons, l’opération confronte les pouvoirs publics à l’un des enjeux les plus délicats des grands travaux urbains : concilier accélération des infrastructures et droits des populations installées sur les emprises. Au-delà des montants annoncés, l’enjeu sera donc aussi celui du paiement effectif des indemnisations et du traitement des familles restant encore en attente.

 
GR
 

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