Libreville se prépare à accueillir les dirigeants du transport aérien africain. Du 22 au 24 novembre 2026, FlyGabon sera la compagnie hôte de la 58ᵉ assemblée générale annuelle de l’AFRAA, un an après l’accession de son directeur général, Nyl Charles Moret-Mba, à la présidence de l’association. Un rendez-vous que la compagnie place déjà sous le signe d’une conviction : développer les connexions plutôt qu’alourdir les taxes.

Cap sur Libreville pour l’assemblée générale de l’AFRAA, du 22 au 24 novembre 2026. Compagnie hôte, FlyGabon défend un ciel africain mieux connecté, sans alourdissement des taxes. © D.R.

 

L’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA) a confirmé la tenue de sa 58ᵉ assemblée générale annuelle et de son sommet au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, à Libreville. Organisée avec FlyGabon, sous le haut patronage du gouvernement gabonais, la rencontre réunira, du 22 au 24 novembre 2026, des dirigeants de compagnies, des représentants gouvernementaux, des constructeurs, des financiers et des prestataires du secteur.

Au-delà des travaux statutaires, l’AFRAA annonce des conférences et des tables rondes consacrées aux enjeux de l’aviation, ainsi qu’une exposition de produits, de solutions et de technologies. Des rencontres d’affaires doivent également permettre aux transporteurs et à leurs partenaires de nouer des relations commerciales. Les inscriptions sont ouvertes, selon l’annonce publiée par l’association le 21 août.

De la présidence à l’accueil du sommet

Pour FlyGabon, cette échéance prolonge une responsabilité institutionnelle acquise près d’un an auparavant. À la clôture de la 57ᵉ assemblée générale, en 2025, Nyl Charles Moret-Mba, directeur général de la compagnie, avait reçu la présidence de l’AFRAA pour un mandat d’un an. Il succédait à Nelson Pedro Rodrigues de Oliveira, dirigeant de TAAG Angola, comme le rapporte le compte rendu officiel de l’association.

L’accueil de l’assemblée à Libreville donnera ainsi une visibilité continentale à la compagnie gabonaise. Il constituera aussi une occasion de confronter ses ambitions de développement aux préoccupations partagées par les autres transporteurs : financement, coopération et amélioration des connexions.

Le thème annoncé, « African Aviation 2030 : The Industry We Need to Build », invite précisément à réfléchir au secteur que l’Afrique entend construire à l’horizon 2030. Dans un entretien préparatoire accordé à AviaDev le 30 septembre, le secrétaire général de l’AFRAA, Abderahmane Berthé, a notamment abordé le financement des flottes, les taxes, l’ouverture des marchés et la coopération entre compagnies.

Plus de connexions, moins de pression fiscale

L’affiche de FlyGabon donne à cette ambition une formulation directe : « L’Afrique ne construira pas un grand ciel avec plus de taxes aériennes, mais avec plus de connexions ». Sans constituer le thème officiel de l’assemblée, ce slogan fait écho à une position déjà défendue par la compagnie au Gabon.

En mai 2025, Afrijet/FlyGabon contestait le relèvement de la taxe de sûreté WZ et dénonçait une décision prise sans concertation ni étude d’impact. Elle estimait que l’accumulation des prélèvements compromettait ses efforts pour proposer des tarifs attractifs.

L’IATA a, de son côté, contesté plusieurs prélèvements gabonais, notamment la révision de la redevance R4 en mars 2026, puis le financement du système de données passagers API/PNR par une redevance de 30 dollars. Consultation, justification des coûts et transparence figurent parmi les demandes rapportées dans ses correspondances.

Le rendez-vous de Libreville ne se résume donc pas à cette controverse fiscale. Mais la compagnie hôte en rappelle l’enjeu à travers sa communication : l’ambition de mieux relier les villes africaines devra aussi se mesurer aux conditions économiques dans lesquelles les compagnies opèrent et les passagers voyagent.

 
GR
 

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