L’Hôtel de Ville de Libreville annonce le lancement imminent d’une mission de contrôle des débits de boissons opérant sur le territoire communal. Dans un communiqué rendu public le week-end dernier, le maire Eugène Mba rappelle aux exploitants leurs obligations réglementaires et brandit la menace de lourdes sanctions administratives et pénales contre les contrevenants.

Bars et snacks dans le viseur de la mairie de Libreville, qui annonce une mission de contrôle imminente. © D.R.

 

L’étau se resserre autour des exploitants de débits de boissons de la capitale gabonaise. Dans un communiqué officiel publié le 24 mai 2026, l’Hôtel de Ville de Libreville a annoncé le lancement « incessamment » d’une mission de contrôle destinée à vérifier la conformité des établissements installés sur le territoire communal. À travers cette opération, le maire de Libreville, Eugène Mba, entend rappeler l’application stricte du décret n°0408/PR/MISPID du 26 septembre 2012 fixant les conditions d’ouverture et d’exploitation des débits de boissons.

Les exploitants concernés sont notamment tenus d’afficher dans leurs locaux plusieurs documents administratifs obligatoires. Il s’agit entre autres d’une copie de la décision administrative accordant la licence d’exploitation, d’une copie de la police d’assurance souscrite, de l’ordonnance n°9/70 du 14 février 1970 relative à la répression de l’ivresse publique et manifeste, ainsi que de la loi n°42/60 du 8 juin 1960 portant protection de l’enfance.

Le communiqué insiste également sur les conditions d’exploitation des établissements. Les responsables devront veiller à ce que la musique diffusée ne soit pas audible depuis les habitations voisines. Un étalage de boissons visible devra par ailleurs être aménagé dans les locaux. Les horaires d’ouverture et de fermeture devront, eux aussi, respecter les catégories de licences accordées.

Face aux nombreux manquements observés dans la plupart des établissements de la capitale, la municipalité prévient que tout contrevenant s’expose à des sanctions pouvant aller du paiement d’une amende de 24 000 francs CFA à la fermeture temporaire de l’établissement pour une durée d’un à trois mois. Les cas les plus graves pourront entraîner la fermeture définitive du débit de boissons ou le retrait pur et simple de la licence d’exploitation.

L’Hôtel de Ville précise enfin que ces prescriptions tiennent lieu de mise en demeure avant le démarrage effectif des contrôles annoncés.

 

 

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